mega888 Joomla - La dette... ou la pénurie ?

Combien de maires de Bondy a-t-on entendu se vanter de faire des efforts pour « baisser » la dette ? Et combien de leurs concurrents a-t-on entendu leur reprocher de ne pas faire assez d’efforts pour cela ?
Pour information, la liste d’opposition « Être Bondy » (LFI/PCF) critique l’actuelle majorité d’avoir « 94,8 millions d'euros inscrite au budget 2026 ». Et la majorité promet de la réduire à 86 millions en fin d’exercice.
« Bondy autrement » n’est jamais entré dans ce jeu. En revanche nous avions interpellé fortement la mairie sur les emprunts toxiques qui avaient ruiné le département et d’autres communes, sur les conseils malvenus de certaines banques.
Pourquoi la dette serait-elle mauvaise ? L’argent d’une commune n’a pas à être économisé comme le font certaines familles. Une ville doit d’abord répondre aux besoins de ses habitants. Le budget d’une ville n’est pas contraint comme celui des salariés. Une commune peut  augmenter ses ressources (subventions, comme nous en demandons pour refaire le pont de la gare, activités payantes, taxes).
En quoi la dette est-elle « juste », alors ?
D’abord, la dette n’est autorisée que pour payer l’investissement, comme la construction d’une école. Une commune ne peut pas emprunter de l’argent pour payer son « fonctionnement » régulier, c’est-à-dire les dépenses courantes comme le salaire des employés.
Alors, il n’est pas juste de payer « comptant » une installation si elle profite à des générations pendant 30 ans, comme une école ou un gymnase. Dans ce cas, une dette qui s’étale sur 30 ans est plus juste.
Surtout, la question de la dette ne doit pas être coupée des choix budgétaires. Qui décide de ce dont les Bondynois.es ont besoin ? Le maire. Ses élus votent pour et l’opposition vote contre. Mais qui demande aux habitant.e.s ? Nous ne parlons pas des budgets minimes et partiels des conseils de quartiers mais de tout le budget de la ville, qui s’élève à 160 millions.
Les familles des écoles de Bondy-centre qui subissent des sureffectifs depuis des années auraient peut-être préféré que leur enfant ait l’espace nécessaire pour mieux réussir, grâce à une nouvelle école. C’est la revendication que « Bondy autrement » porte depuis 10 ans. Et les familles qui souhaitaient la cantine gratuite ? Et les patients qui ont besoin d’un Centre municipal de Santé alors qu’il ne cesse de dépérir ?
Donc, choisissons ce que nous voulons faire de notre ville et répartissons le coût de façon équitable dans le temps. Cela suppose une dette utile, et nécessaire.