Cette année, la boule au ventre de la rentrée ne ressemble pas aux années précédentes. Bien sûr il y a toujours le stress de retrouver des classes pas toujours commodes, de ne pas finir le programme, de devoir composer avec un matériel obsolète, mais c’est le jeu ; il connaît ça par cœur. Les aléas du métier. Or il y a autre chose, une pesanteur face à l’inconnu qui ne dit rien qui vaille. Pendant l’été un nouveau ministre de l’Éducation nationale a inondé les médias d’informations pour « relever l’école », dit-il. Il a commencé comme ceci : « Le temps de l’Éducation nationale est révolu, il est temps d’en revenir à l’instruction publique. »
Il semblerait que la formule ait beaucoup plu aux parents et plus globalement à l’opinion publique mesurée par le baromètre quotidien du ministère de l’Information.