Communiqué Intersyndical et parents d’élèves (CGT-FSU-SUD-CNT-FCPE)
Partout en France, la colère monte dans les écoles et les établissements scolaires. En cause : les coupes budgétaires et la suppression de 4 000 postes d’enseignant·es. Notre département, déjà en difficulté, n’est pas épargnée par ces mesures.
Lundi 23 mars la Dasen a annoncé la fermeture de 296 classes contre 115 ouvertures. Jamais notre école n’avait connu une telle attaque. Dans les collèges, 25 ETP manquent à la rentrée, simplement pour compenser la hausse démographique. Pour l’intersyndicale FSU-CGT-SUD-CNT, le 31 mars, notre réponse doit être massive et unitaire contre les suppressions de postes, pour le plan d’urgence 93.
1. Des suppressions de postes qui viennent aggraver la rupture d’égalité qui frappe la Seine-Saint-Denis
Jeudi 12 mars, l’intersyndicale éducation FSU-CGT-SUD de Seine-Saint-Denis était reçue au ministère pour la 5ème audience depuis 2 ans, suite à la mobilisation d’ampleur du plan d’urgence 93. Notre délégation a porté haut et fort la voix des 33 000 personnels du 93 exigeant des conditions d’études décentes pour nos élèves.
L’état des lieux dressé par notre délégation caractérise la rupture d’égalité entre l’éducation dans le 93 et dans le reste du territoire national. 30% : c’est la différence entre le niveau moyen d’investissement par élève en France, et le niveau moyen dans le 93 (6 200 euros par élève et par an dans le 93 contre 8 840 euros au niveau national). Ce rabais est d’autant plus choquant que 2/3 de nos établissements sont classés en zone d’éducation prioritaire, ce qui devrait, contrairement à ce que l’on constate, justifier un sur investissement, propice à compenser ces inégalités. C’est un manque net de 859 millions d’euros pour nos écoles. Cette situation porte un nom : il s’agit de discrimination territoriale.

2. Le ministère fait mine de découvrir ce que ses politiques ont organisé dans notre département
Nous avons été sidéré.es par le mépris affiché par le Ministère pendant cette audience et nous sommes très en colère : le Ministère semble complètement découvrir la situation du 93. Le constat est sans appel et révoltant : il n’y a pas de continuité d’état dans notre département. Les maigres engagements de Nicole Belloubet, ministre de l’éducation en 2024, (sur le bâti scolaire, les vies scolaires, les élèves allophones, les personnels médico-sociaux) étaient inconnus de la représentante du ministère qui nous a reçu·es.
Face à un tel mépris, l’intersyndicale a exprimé sa colère et a exigé d’être de nouveau reçue et de rouvrir les négociations avec le ministre lui-même. L’intersyndicale nationale, qui nous accompagnait lors de l’audience, a écrit au ministre dans la foulée du 12 mars pour exiger des réponses.
3. Pour se faire entendre, 1er acte : boycott des CSA école/collège, 2e acte : grève massive le 31 mars !
Dans ces conditions, siéger en CSA-SD collège à la DSDEN 93 et participer à une parodie de dialogue social serait une trahison pour nos collègues mobilisé·es depuis 2 ans. Pour les écoles, siéger dans une instance qui vient piétiner l’école est inenvisageable. C’est en effet par une lutte acharnée avec le Ministère que nous finirons par arracher un plan d’urgence pour notre département.
La prochaine étape de notre mobilisation pour l’école publique dans le 93 sera celle du 31 mars : nous devrons être massivement en grève pour exiger mieux pour notre département.
Nous appelons l’ensemble des personnels d’enseignement et d’éducation, les AESH du département à se réunir et à construire les bases d’un rapport de force qui nous mènera face au ministre avant la fin de l’année scolaire.
Nous appelons les parents d’élèves à soutenir ce mouvement et à rejoindre les cortèges de cette mobilisation.
Toutes et tous en grève et dans la rue le 31 mars !
Les parents d'élèves de la FCPE de Jean-Renoir appelle à un collège et lycée morts ce jeudi 2 octobre pour retrouver les moyens de faire réussir les élèves.
Une journée de mobilisation pour une année entière avec les dotations !

Chaque année, il faut se battre pour conserver des effectifs décents dans les classes du collège et du lycée, et garantir aux élèves des conditions de travail acceptables. Le Rectorat comme la direction académique nous présentent comme des cadeaux les classes de collège, ou de technologie au lycée à 24 élèves, ou les classes de seconde à 30, pour justifier des classes à 35 en première et terminale générale et de nombreux groupes de spécialité à plus de 30 élèves. C’est pourtant le résultat de notre lutte commune, professeurs, élèves et parents, année après année pour ne jamais nous résoudre à accepter que nos élèves, notamment les plus fragiles, paient le prix de l’austérité budgétaire que l’on veut nous imposer.
Cet été de nouveau, le Rectorat a annoncé la suppression d’une première générale augmentant mécaniquement les effectifs de tous les groupes de spécialités et de langues notamment, mais aussi la hausse des effectifs de première ST2S de 24 à 31 actuellement et possiblement jusqu’à 35 en cours d’année.
De même, les classes sont très chargées au collège : jusqu’à 25 élèves en sixième, sans compter les inclusions des élèves non francophones.
Exigeons ensemble :
- le maintien des effectifs de toutes les classes de collège en dessous de 24, en comptabilisant les élèves non francophones qui sont inclus-es progressivement dans les autres classes.
- la création d’une classe de ST2S supplémentaire et la garantie de ne pas dépasser les 24 élèves par classe dans les filières technologiques au lycée.
- des moyens pour respecter les vœux de spécialités ou d’options en première et terminale générale, avec des groupes en dessous de 30 élèves dans toutes les disciplines.
- L'ensemble des postes pourvues : AESH et professeur-e-s
Les enseignant-e-s de l’établissement invitent les parents à venir s’informer et discuter :
RDV lundi 22 septembre dès 18h15
dans la cour du lycée Jean Renoir
- Les classes surchargées au collège et au lycée Jean Renoir, ça suffit !
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