En dépit des effets d’annonce du rectorat, il n’y a pas un.e enseignant.e devant chaque élève dans notre département et notre enquête de rentrée est formelle : le service public d‘éducation est laissé pour compte cette année encore. Il manque au moins un.e membre du personnel dans 80 % des établissements du second degré. Dans le premier degré, de nombreux postes d’enseignant.es spécialisé.es hors la classe ne sont pas pourvus. Les dispositifs (ULIS, UPE2A ...) ne pourront pas correspondre au besoin des élèves les plus fragiles.
Les moyens horaires sont cette année encore plus réduits que les années précédentes, mettant en péril de nombreux projets et dispositifs, tandis que l’État finance grassement l’enseignement privé. Cela légitime plus que jamais notre exigence d’un plan d’urgence pour le 93 à travers un choc des moyens pour lequel nous nous sommes mobilisé.es massivement pendant plus de 100 jours depuis le 26 février.
Dans le même temps, la lutte s'est intensifiée contre le choc des savoirs, qui va accroître les inégalités de notre département. Notre enquête montre que nous avons en partie gagné en mettant en échec les groupes de niveaux dans 92 % des établissements : quand ils n’ont pas été purement et simplement abandonnés, ils sont très majoritairement hétérogènes car les collègues ont refusé de trier les élèves. Nous ne nous arrêterons pas là, car cette application à minima reste délétère pour toute l’éducation du 93. Nous exigeons toujours l’abrogation de l’ensemble des mesures du choc des savoirs !
En outre, la nomination de Michel Barnier constitue un coup de force anti-démocratique et un déni total de l’échec du macronisme. Nous nous attendons à des temps très durs pour l’éducation nationale dans la continuité des mesures autoritaires et réactionnaires que nous dénonçons.
L’intersyndicale éducation 93 exige donc toujours l’application de ses revendications pour réparer l’école publique :
- mise en oeuvre du plan d’urgence 93
- abrogation des différentes réformes (choc des savoirs, évaluations nationales, réformes Blanquer, Parcoursup, réforme du LP, SNU...) qui accroissent les pressions hiérarchiques et le management toxique ainsi que les inégalités socio-scolaires
- amélioration des conditions de travail, de salaire et de formation
Notre détermination reste intacte. Nous reprenons la lutte pour exiger un choc des moyens contre le choc des savoirs. L’intersyndicale éducation 93 et l’AG éducation 93 appellent tou-te-s les personnels :
- à faire grève et à manifester le mardi 10 septembre (départ 13h30 Luxembourg vers le ministère)
- à organiser le matin des AG de ville, des HIS, des RIS dans tous les établissements, écoles, CIO,
- à investir l’AG départementale 93 qui se tiendra le 10 septembre 16h30 à la Bourse du Travail de Paris (salle Croizat) à l’issue de la manifestation.
- à boycotter les évaluations nationales standardisées dès le 9 septembre
- à continuer à se coordonner avec les parents et les habitant-es.
Il faut un plan d’urgence pour la Seine-Saint-Denis, maintenant !
Alors que les familles étaient abandonnées à leur sort avec des factures souvent très élevées pour le revenu moyen bondynois, Bondy autrement a organisé un premier rassemblement le samedi 25 mai devant la mairie. Nous avons obtenu un rendez-vous avec le maire où une délégation de familles a pu rencontrer le maire.
Des engagements ont été pris mais sans résultat concret.
La pétition décidée a recueilli, en une semaine, 250 signatures sur papier et une centaine sur internet.
Aujourd’hui, nous pouvons constater que :
- la mairie a abandonné les familles à leur sort : les aides qui auraient dû être apportées demandent des démarches trop complexes, longues et hasardeuses, la mairie ne les a même pas rappelées dans son dernier courrier qui menace les familles de poursuites,
- la mairie veut à tout prix récupérer l’argent pour son budget même si cela doit mettre des familles dans le désarroi,
- les familles sont massivement favorables à l’idée de cantine gratuite que Bondy autrement défend.
Nous constatons que la mairie n’écoute pas les habitant.e.s et que seule une mobilisation citoyenne massive pourra obliger la mairie à prendre en compte la difficulté vécue par nos concitoyen.ne.s.
Bondy autrement continuera à agir pour rendre leur ville aux Bondynois.es, en particulier pour faire de l’école LA priorité.
Une délégation composée de familles et de militants de Bondy Autrement a été reçue par le maire le 6 juin. Nous avons bien pris note de la volonté de la mairie de nous écouter. Cependant, les réponses apportées ne sont pas à la hauteur des difficultés rencontrées par les familles. Nous demandons que des aides et des délais limitent l’impact de ce paiement de factures s’étalant sur presque une année. Le maire nous répond que ces dispositifs existent déjà. Nous demandons que les erreurs sur les factures soient corrigées par une commission spéciale. Le Maire nous répond que c’est déjà possible aussi. Pour un échelonnement, au-delà de six mois par le Trésor Public, le maire nous répond encore que cela se pratique. Certes, on nous propose que les familles qui n’ont pas obtenu de réponse, puissent être rencontrées au cas par cas. Cependant, encore trop de familles ont du mal à faire ces démarches et à réagir quand on ne leur donne pas de réponse. Contrairement à l’engagement qui avait été pris par le maire, elles sont « abandonnées » si elles n’ont pas l’idée de s’organiser collectivement pour faire entendre leurs exigences. Enfin, concernant la cantine gratuite, le maire a une nouvelle fois exprimé son refus en prétendant que le coût en était trop élevé. Pourtant, d’autres villes, y compris de Seine-Saint-Denis, ont adopté cette mesure. C’est pourquoi à l’issue du compte-rendu les familles présentes ont décidé de continuer à se mobiliser en faisant signer une pétition sur Internet et sur papier.
Le Trésor public va lancer des procédures de recouvrement avant la fin juin, il faut donc que les familles contactent de toute urgence :
le service famille quand il y a des erreurs sur les factures,
le CCAS pour obtenir des aides et /ou
le Trésor public pour obtenir des échéanciers.
Si la réponse apportée n'est pas satisfaisante, contactez Bondy autrement qui demandera une étude plus approfondie de la situation.
Les gens qui sont disponibles pour faire signer la pétition dans l'école de leur enfant peuvent se signaler, nous viendrons les aider sur place.
06.62.91.83.83. / 06.63.60.87.91. ou Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.