Le 8 mars 2025, le conseil municipal a eu connaissance du rapport de la commission d’étude sur la cantine à Bondy. Nous assistions à la séance. Depuis des années, nous faisons la proposition que la cantine soit gratuite afin de favoriser la réussite scolaire des enfants de Bondy. Cette proposition est d’ailleurs assez pertinente pour être étudiée par le Conseil de la Famille*.
Nous avons appris que le coût de cette mesure à Bondy serait d’1,6 million par an. Sur les 100 millions de fonctionnement annuel, c’est absorbable. D’autant que si la réussite scolaire devenait vraiment la priorité de la mairie, d’autres problèmes pourraient y trouver une solution, comme la quantité des jeunes déscolarisés et sans diplômes qui se livrent au trafic, faute d’emploi.
L’étude réalisée à Bondy a montré que les familles les plus populaires inscrivent moins leur enfant à la cantine : il y a un écart de 10 points selon les quartiers. Le prix est clairement un problème : le manque de fréquentation s’explique pour moitié par le prix (27 % viendraient si c’était moins cher et 23 % si c’était totalement gratuit).
Alors qu’attend la mairie ?
La commission d’étude devant rendre son rapport final en juin, tout est fait pour retarder la mise en place de la cantine gratuite à Bondy. La mairie a pris moins de temps pour étudier l’armement de la police municipale ou encore généraliser le stationnement payant !
*Le HCFEA écrit ainsi : « Les enjeux de la restauration scolaire sont multiples : santé publique (accès à une alimentation équilibrée, qui est une condition nécessaire de l’apprentissage scolaire, et éducation à l’alimentation) ; lutte contre la pauvreté ; articulation entre vie familiale et vie professionnelle ; apprentissage du vivre ensemble. En conséquence, tous les enfants doivent pouvoir accéder à un service de restauration scolaire délivrant des repas de qualité, goûteux et équilibrés sur le plan nutritionnel. Les politiques publiques dans ce domaine doivent permettre de lever les freins financiers ou non financiers, qui restreignent la fréquentation de la restauration scolaire ». Sa synthèse est ici : https://www.hcfea.fr/IMG/pdf/la_restauration_scolaire_synthe_se.pdf
On pensait avoir touché le fond avec la ministre de l’éducation Amélie Oudéa-Castéra, scolarisant ses enfants à Stanislas, le lycée privé catholique célèbre pour son élitisme réactionnaire, son homophobie appliquée et son enseignement archaïque de l’égalité homme-femme. François Bayrou bat tous les records en plaçant ses enfants à Bétharram, « l’école de la soumission ».
Le 11 février, à l’Assemblée : « J’affirme que je n’ai jamais été informé de quoi que ce soit de violences ou de violences a fortiori sexuelles. Jamais. »
Le 12 février, à l’Assemblée : « Jamais je n’ai été, à cette époque, averti en quoi que ce soit des faits qui ont donné lieu à des plaintes ou à des signalements. »
Le 12 février, au Monde, il dénonce « un faux scandale avec absence totale de preuves », répétant qu’il n’avait « jamais été au courant de ces affaires-là » et qu’il « n’aurai[t] pas scolarisé [ses] enfants dans un établissement » s’il avait su qu’il s’y passait « des choses de cet ordre ».
François Bayrou ment. Tous les protagonistes de l’affaire l’ont alerté, certains il y a bien des années. Il y a même eu un procès en 1996, puis un rapport de l’inspection académique à la demande de François Bayrou et, en 1998, le père directeur de l’établissement, ami de la famille Bayrou, est accusé de viol et se suicide. Élisabeth Bayrou, qui a enseigné à Bétharram, sera même présente à son enterrement. Toute la région paloise est au courant et François Bayrou… ment.
Mais l’affaire n’est pas une simple « mécanique du scandale », comme le laisse penser le premier ministre. Plus de 150 plaintes ont déjà été déposées pour viols, abus et violences physiques et sexuelles à l’encontre de 14 prêtres sur une centaine d’enfants. La moitié des plaintes concerne des attouchements sexuels sur des mineurs de moins de 15 ans, d’autres dénoncent des viols. Enfin, une plainte vise directement François Bayrou, accusé de non-dénonciation de crime et délit. Et que dire de cette enquête de Blast, à Bergerac, où une autre affaire de viols sur mineurs aurait été « étouffée par Bayrou » ? Pour l’heure, le premier ministre garde « toute la confiance » du président de la République. Autant dire que son heure est proche.
En avril 2024, les familles bondynoises ont reçu une partie de l’arriéré des factures des activités périscolaires.
Vous aviez promis qu’aucune famille ne serait abandonnée à elle-même.
C’est faux ! Non seulement les aides au paiement ne sont pas accordées mais les erreurs ne sont pas corrigées ! Dans certains cas, nous avons relancé vos services à quatre reprises, sans résultat.
Et les nouvelles factures de l’année scolaire en cours comportent de nouvelles erreurs, qui ne sont pas non plus corrigées.
Cette situation est intolérable.
Nous appelons les familles à se rassembler le samedi 18 janvier sur l’esplanade de la mairie à 15 heures et vous demandons de les recevoir.
Après la cyber-attaque subie par la mairie, les factures de cantine et d’activités péri-scolaires avaient été envoyées aux familles. Les familles concernées se sont mobilisées et Bondy autrement a demandé que des aides soient versées aux familles et que la cantine soit gratuite. Parmi les scandales, citons une famille qui touche 1 000 euros par mois et à qui la mairie réclame 3 300 euros ! Ces sommes sont dues en partie au fait que des erreurs de tarifs ont lieu, par exemple, le tarif le plus cher « repas exceptionnel » est appliqué à des familles dont l’enfant est inscrit tous les jours, ou des quotients familiaux ont été mal enregistrés. Trop souvent, ces cas n’ont pas été corrigés, malgré nos relances. Depuis, il semblerait que notre revendication de cantine gratuite ait été entendue. Mais les erreurs continuent !
Dans les factures qui viennent d’arriver, des présences d’enfants sont facturées alors que les enfants ne participent pas aux activités péri-scolaires ! Le nouveau système était pourtant censé tout résoudre, et on allait voir ce qu’on allait voir avec le « portail » moderne du service famille ! Nous avons commencé à recenser les situations : La présence d’une enfant est facturée alors qu'elle ne fréquente ni la cantine ni la garderie. La directrice de l'école lui a donné une attestation de l'absence de fréquentation. Le service refuse pourtant d'exécuter la correction. La présence de deux frères a été facturée comme si leurs parents n'avaient pas fourni les documents nécessaires à l'établissement du quotient familial. Cela les fait passer de 2 euros à 8 euros le repas ! Le service n'a pas voulu admettre que l'inscription avait été faite correctement et refuse de revenir sur le tarif demandé. On demande une preuve à la maman à qui la facture est adressée, malheureusement elle a vidé ses mails, où se trouvait la confirmation de son inscription. Plusieurs familles ont inscrit leur enfant pour l’année en pensant qu’il ne s’agissait que de réserver la première semaine. Les familles se rendent compte de cela parce que les factures n’arrivent que maintenant. Il serait pertinent de corriger les quatre mois de septembre, octobre, novembre et décembre pour les familles concernées. Nous ne savons plus à qui nous adresser : les familles sont prises à la gorge et rien ne bouge. Nous donnons rendez-vous aux familles concernées par les anciennes ou les nouvelles factures pour se rassembler devant la mairie et exiger que le scandale cesse ! Le samedi 18 janvier à 15h devant l’entrée de la mairie du côté de l’esplanade.