Chaque année de nombreux enseignant-es exerçant à Bondy participent à l’encadrement des enfants sur les temps périscolaires lors de la pause méridienne et de l’étude. Pour pouvoir le faire, ils-elles ont l’obligation de demander auprès du directeur académique, un cumul d’emploi, dans lequel ils-elles précisent le nombre d’heures qui sera effectué ainsi que la rémunération perçue.
Comme les années précédentes, ces enseignant-es ont envoyé en ce début d’année leur demande de cumul d’emploi. Elle leur a été accordée. Toutefois, à la différence des années précédentes, aucune convention ne leur a été envoyée par la mairie pour contractualiser ces vacations. Et pour cause ! Contre toute attente, le conseil municipal, fin septembre a voté à l’unanimité (majorité et opposition), une réduction drastique des indemnités des enseignant-es, divisant par 2 le taux horaire des surveillances de cantine et de 10% le taux horaire des études, en prétextant respecter un Bulletin Officiel de 2017 sur les heures supplémentaires. Comment peut-on changer la règle du jeu alors que celui-ci a déjà débuté ? Quelle nouvelle maltraitance ! De nombreux enseignant-es ont donc décidé de ne plus effectuer ces services complémentaires.
Quelle est la conséquence pour nos enfants ? Alors que toutes les communes, y compris Bondy, sont en grande difficulté pour recruter des personnels qui assurent l’encadrement des élèves lors de la pause méridienne et de l’étude, cette municipalité a provoqué le départ de ces agents privant nos enfants d’encadrants qualifiés et privant les enseignant-es d’un complément de salaires en ces temps difficiles. Pour quel but ? Faire des économies plutôt qu’avoir des personnels qualifiés pour la réussite scolaire de nos enfants.
Bondy autrement a toujours revendiqué que l'école soit LA priorité municipale, ce n'était pas le cas sous Madame Thomassin, aujourd'hui tous les groupes ont soutenu M. Hervé pour poursuivre la même erreur.
Ils ont choisi l’argent contre nos enfants. Décidément, nous n’avons pas les mêmes valeurs.
Bonjour M. Le Maire,
Nous avons appris ce lundi 10 Octobre 2022 qu’un nouveau taux horaires pour les enseignants exerçant dans le périscolaire avait été voté au conseil municipal et nous sommes depuis dans le désarroi complet face à la réalité de terrain déconnectée de ce vote.
Tout d’abord, nous ne contestons pas le fait que ce taux ait été voté, nous savons que vous l’avez fait dans le cadre d’une loi entrée en application en 2017. En revanche, nous contestons avec vigueur l'application sans délais et en pleine année scolaire de cette décision. En effet, suite au vote et au nouveau taux horaire, les enseignants ont fait le choix pour une majorité de cesser le travail car ils ont vu littéralement du jour au lendemain, leur rémunération baisser de moitié dans leur fonction d’animateur. Encore une fois, nous avons milité pour cette égalité et cette équité de rémunération mais ces démissions massives ont entrainé un manque d’agents sur le terrain pour assurer la sécurité physique et affective de l’enfant. Nous pensons qu’il aurait été plus judicieux de mettre en application cette décision à la rentrée 2023 et ainsi, de communiquer largement et en amont autour de ces changements, permettant à tout un chacun de prendre la meilleure décision pour soi mais surtout, pour nous, directeurs sur la ville, d’anticiper les baisses d’effectifs et ainsi de tenter de recruter pour l’année suivante. Il nous paraît essentiel de vous rappeler les grandes difficultés de recrutement auxquelles nous faisons face depuis ce début de l’année et il est presque de l’ordre de sabotage et de mise en danger d’autrui que de prendre une telle décision avec des conséquences aussi importantes auxquelles la ville est incapable de palier à ce jour.
Nous vous rappelons que le taux d’encadrement légal sur les temps périscolaires est d’un animateur pour 14 enfants pour les moins de 6 ans et d’un animateur pour 18 enfants d’au moins 6 ans.
Aujourd’hui et à l’échelle de la ville il manque 39 agents pour assurer dans les conditions légales l’exercice et le bon déroulement du temps méridien. A ce jour, les recrutements sont à zéro depuis septembre.
Nous vous rappelons que dans ces conditions nous pouvons exercer notre droit de retrait car les moyens humains pour assurer la sécurité des enfants ne sont pas réunis. Pire encore, c’est notre direction, qui par des décisions unilatérales et déconnectées de la réalité de terrain nous met en grande difficulté pour continuer d’exercer nos fonctions correctement et en assurant la sécurité des enfants. Si un accident venait à survenir dans des conditions de manque d’effectif comme c’est le cas depuis la rentrée, c’est notre responsabilité légale qui est engagée car nous avons choisi, pour ne pas paralyser les établissements, de continuer de travailler. Nous refuserons dès la rentrée d’exercer si les taux d’encadrement ne sont pas respectés à la lettre.
Nous souhaitons cependant et dans un premier dialoguer avec vous très rapidement (car le danger est présent tous les jours) afin de trouver une solution, dans le but premier d’assurer la sécurité physique et affective des enfants de la ville.
Aujourd’hui près de soixante enseignants ont arrêté ou l'envisageraient après les vacances scolaires.
Cordialement,
Les équipes de directions
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La nouvelle est tombée : les profs de Renoir n’ont pas obtenu gain de cause. Ils ne demandaient pourtant que quelques heures pour ouvrir une nouvelle classe. Cela aurait permis de revenir à 24 élèves par classe dans la filière technologique STMG, le même taux que l’année dernière. À l’inverse, ces classes sont aujourd’hui à 30 et risquent d’être encore alourdies.
La conséquence la plus probable de cette décision est une baisse des résultats au bac !
Aussi, il n’y a qu’une conclusion à en tirer : le gouvernement se fout de nos enfants.
Jeudi 15 septembre, des enseignants, des parents et des élèves sont allés jusqu’à Créteil. La députée Nadège Abomangoli les accompagnait.
75 % des personnels étaient grévistes sur le lycée.
Il s’agissait de faire entendre la revendication de revenir à 24 élèves par classe en STMG au lieu des 30 actuellement (et sans doute 35 l’année prochaine). Les élèves de la filière technologique ont urgemment besoin de meilleurs moyens pour réussir, même si les élèves de la filière générale seraient bien avisés de demander aussi de passer à 24 par classe.
Après deux semaines de mépris, une audience a été obtenue pour mardi 20 septembre à 17h. C'est cher payé pour 3 jours de grève massive, une occupation et une journée "cité scolaire déserte".
Le personnel ne relâche pas la pression et a voté d’ores et déjà une nouvelle journée de grève jeudi 22 septembre si les heures n’étaient pas obtenues pour ouvrir une nouvelle division de STMG.
- Jean-Renoir désert mardi 13 septembre !
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