Nous appelons les Bondynois.es à assister au conseil municipal le mercredi 11 juin à 19 heures.
Il y sera question de la cantine.
Nous sommes sans espoir quant à la volonté du maire de corriger les erreurs sur les factures réclamées : cela aurait déjà été fait si les familles avaient été entendues.
Nous sommes sans espoir quant à la volonté du maire de mettre en place la cantine gratuite en septembre 2025. Pourtant, la Mission d'Information de la mairie a prouvé que cette mesure était demandée et nécessaire.
Rappelons que nous avons transmis la pétition signée par 1164 personnes demandant sa mise en place.
Nous continuons à porter cette revendication. La mobilisation citoyenne doit se poursuivre !
Se déplacer à Bondy est un parcours du combattant.
Les cheminements piétons sont souvent inaccessibles à cause de l’état désastreux de certains trottoirs.
Quand ils ne sont pas envahis de véhicules, les trottoirs sont occupés par les conteneurs, les sacs à déchets verts, les encombrants ou les déjections canines qui empêchent de circuler normalement.
Pour traverser sur les passages piétons, quand il sont aménagés, il faut espérer que des véhicules ne soient pas garés dessus.
Et lorsque l’on atteint enfin notre destination, les entrées ne sont pas toujours accessibles.
On peut regretter aussi un manque d’équipements vocaux pour les feux tricolores.
Les places PMR sont très souvent prises par des non-autorisé.e.s qui empruntent des Carte Mobilité Inclusion (CMI) sans que la personne détentrice soit dans le véhicule.
On nous promet un véhicule TPMR sans le budgéter.
En dehors de la responsabilité de la mairie, certaines lignes de bus ont des rampes d’accès inutilisables, comme le 351.
Il faut changer le regard sur l’utilisation de l’espace public, il est temps de donner la priorité aux usagers les plus fragiles pour permettre à tous et toutes de circuler. Sinon, c’est considérer que seuls les plus débrouillards et les plus forts pourront circuler : descendre sur la rue quand les voitures sont garées sur les trottoirs, slalomer entre les crottes de chien, passer sur des trottoirs trop étroits.
Parents avec une poussette, personne en fauteuil roulant, ou nécessitant un appui, et tous les autres usagers à la mobilité réduite, nous devons nous faire entendre pour que la société nous prenne en compte et que les décisions politiques intègrent notre problématique pour construire la ville, en la rendant accessible à tou.te.s ses habitant.e.s.
Ce serait un changement que cela devienne la priorité des Agents de Surveillance de la Voirie Publique.
Et cette ville serait alors aussi celle des personnes à mobilité réduite.
À Bondy, 319 copropriétés sont recensées. Plusieurs rencontrent des difficultés. Souvent l’achat d’un logement est vécu comme la réalisation d’un rêve. Il faudrait tou.te.s devenir propriétaires pour réussir sa vie. Pourtant, le réveil peut être douloureux. Dans le cas d'un bien neuf, il faut éventuellement avoir passé les épreuves de Vente en l’État Futur d’Achèvement (VEFA) et fait corriger les malfaçons. Certains propriétaires n’habitent pas sur place et ramassent des loyers sans payer leurs charges à la co-propriété qui se dégrade. Il existe aussi des locataires indélicats qui ne paient pas leur dû, mettant leur bailleur en difficulté. Mais la situation économique des familles peut aussi causer la faillite d’une résidence, comme à La Bruyère, avenue Galliéni. Sur le papier, tout est prévu par les lois existantes (https://www.ecologie.gouv.fr/politiques-publiques/aide-aux-coproprietes-fragiles-degradees) mais à Bondy les habitant.e.s ont dû attendre plusieurs décennies pour que les pouvoirs publics viennent à leur secours, à certaines conditions, et remettent la co-propriété en état. Rappelons que le chauffage y avait été coupé pendant l’hiver. À d’autres endroits, c’est l’eau qui avait été coupée par VEOLIA.
Quand les familles n’ont plus d’autre choix que de de vendre leur logement pour payer leurs dettes, les spéculateurs immobiliers peuvent faire de juteuses affaires mais des familles se retrouvent à la rue. Doit-on abandonner à leur sort les propriétaires occupants ou les locataires des propriétaires indélicats ? Après tout, c’est privé. Nous pensons que la collectivité doit intervenir. D’abord en se dotant d’un service logement qui puisse les conseiller. Le service public doit être développé pour aider les Bondynois.es à profiter de leur logement. Actuellement, une seule personne travaille dans ce service.
Les co-propriétaires sont des citoyens aussi, ils doivent s’unir et agir. Mais plutôt que de gesticuler, la mairie doit être au service de ses habitant.e.s.
La question de la gratuité s’est imposée dans le débat local à propos de la cantine.
Si cette proposition est massivement soutenue par les familles, elle suscite aussi des incompréhensions.
Certains pensent que la gratuité risque de diminuer la valeur. Mais la valeur des choses passe-t-elle nécessairement par l’argent ? Que dire alors du bénévolat ?
Certains refusent que les dépenses publiques soient consacrées aux plus pauvres. Mais la gratuité s’applique justement à tous sans aucune discrimination. Alors comment la financer ?
L’éducation ou les soins ont été rendus gratuits. À Est-Ensemble, les dix premiers mètres cubes d’eau potable sont désormais gratuits. Les transports en commun sont gratuits dans plusieurs villes. Ces exemples montrent que la gratuité peut s’étendre.
Pour approfondir cette question et réfléchir à une société de la gratuité, l’Association pour la Promotion de l’Information Citoyenne (ASPIC) vous invite à une conférence de Jean-Louis Sagot-Duvauroux, philosophe, dramaturge et auteur du livre De la gratuité, le vendredi 23 mai à 19 heures à l’école Apollinaire (16 avenue Henri Barbusse, à deux pas de la mairie de Bondy).