Le budget a été voté le 5 avril.
Il montre une amélioration des conditions financières de la ville, avec une plus grande « capacité d’autofinancement ».
On revient de loin. Il y a un an, la Chambre Régionale des Comptes mettait gravement en garde la mairie. Pour rappel "l’excédent de fonctionnement est passé de 15,5 millions à 8,5 millions, entre 2019 et 2022." L’excédent brut de fonctionnement n’avait jamais été aussi bas depuis 2016. Le surplus des finances suffisait à peine à payer la dette. Ces mauvais résultats étaient en partie dus aux dépenses engagées par Stephen Hervé depuis son élection en 2020.
Cependant un redressement, brutal, a eu lieu. Par exemple, il est envisagé que la dette soit de 95 millions d’euros en fin d’année (voir l’évolution sur le tableau ci-dessous).
Cette amélioration s’est faite en supprimant des prestations de nettoyage et en réduisant le budget du personnel. Or, ces personnels sont au cœur des besoins des Bondynois : l’utilité de la commune est surtout perceptible dans les moyens humains qu’elle met à disposition des habitant.e.s.
Par ailleurs, 2024 est aussi l’année où la mairie a récupéré les arriérés des factures de cantine, y compris avec des erreurs qui n’ont jamais été corrigées, laissant des familles dans le désarroi, encore aujourd’hui.
Le nouveau budget supprime toujours les subventions aux syndicats. C’est d’autant plus injuste quand on sait que ces organisations accompagnent les salariés confrontés au non-respect de la loi par les patrons, mais les aident aussi dans des dossiers de retraite ou pour obtenir leurs droits en général.
De même, la réduction des subventions à l’Association Sportive de Bondy compromet durablement la vigueur du mouvement sportif bondynois, où agissent beaucoup de bénévoles, et qui a aussi besoin de moyens.
Puisque les moyens financiers sont meilleurs et le permettraient, les familles auraient apprécié de voir la cantine gratuite mise en place à la rentrée 2025. Ce n’est pas prévu.
Pour qu’un budget soit bon, il ne suffit pas de baisser l’endettement, il doit aussi s’attaquer aux injustices. Pour nous, la priorité doit être la réussite scolaire.
Et l’aide aux associations est déterminante pour la vie citoyenne.
Décidément, le compte n’y est pas.

Depuis 2008, Bondy autrement défend des propositions citoyennes pour la ville. Nous intervenons sur tous les sujets qui font l’actualité bondynoise, grâce à notre site internet, nos publications sur les réseaux sociaux ou notre journal mensuel sur papier.
Nous voulons rendre la ville à ses habitants, c’est-à-dire faire que le budget soit décidé par les habitant.e.s., c’est aussi ce qui nous fait proposer de supprimer les indemnités forfaitaires des élus. Ce sont les Bondynois et les Bondynoises qui sont les plus légitimes pour décider de leur ville : de ses logements, de ses écoles, de ses services publics ou de ses impôts.
À nos yeux, les élections municipales ne sont pas l’essentiel : le plus important, ce sont les citoyennes et les citoyens qui se mobilisent dans les syndicats, les amicales de locataires, les associations de parents d’élèves, les structures sportives et associatives multiples qui font vivre la ville.
Nous faisons des propositions, en particulier pour que l’école devienne la priorité municipale. Cela implique de mettre en place la cantine gratuite.
Nos idées ont fait des progrès : depuis la rénovation de l’école Ferry-Rostand jusqu’à l’annulation de la vente de biens municipaux à des spéculateurs immobiliers.
Nous sommes les seuls à défendre ce projet citoyen, même si nous nous réjouissons que nos idées soient reprises par les différentes listes aujourd’hui. C’est pour continuer à faire progresser ce projet que nous nous présenterons aux élections municipales de 2026.
Nous constatons que l’équipe municipale actuelle ne répond pas à ces demandes : que ce soit les problèmes de facturation qui ne trouvent pas de solution, l’instrumentalisation des conseils de quartier ou le mauvais traitement du personnel communal. Et l’opposition officielle ne fait pas de proposition, d’autant qu’elle peine même à assister au conseil municipal et ne participe pas aux mobilisations locales.
Il est temps de proposer un changement réel avec un projet social et écologique par les Bondynois.es !
D’ores et déjà nous appelons les Bondynois.es à constituer un collectif de soutien à cette liste citoyenne.
Peut-être avez-vous été contacté.e par un agent recenseur. En effet, nous sommes en plein recensement.
Combien sommes-nous à Bondy ? Ce chiffre est important parce qu’il indique quels peuvent être les besoins en termes de santé ou d’école, et il sert aussi à l’État à calculer les dotations versées à la ville pour son fonctionnement.
Ce chiffre fait aussi le portrait de la ville : la population de la ville est-elle en croissance, ou le contraire ? Quels sont les moyens de nos habitant.e.s, plutôt riches ou plutôt pauvres ? Quel est l’état du logement dans la ville, y compris les logements vides ? Quel est l’âge moyen, la proportion de familles monoparentales, le niveau de diplômes ? Autant d’informations qui peuvent servir à orienter l’action publique.
Mais les chiffres prêtent à discussion. Ainsi, à Bondy, nous serions moins nombreux en 2021 qu’en 2015 alors que tout le monde a pu voir pousser de nouvelles constructions.
Jusqu’en 1999, un recensement général avait lieu en même temps en France. Mais pour réduire les coûts et avoir des données plus régulières, l’INSEE teste désormais quelques zones et extrapole les résultats. Une commune comme Bondy n’est recensée que de 8 % de sa population chaque année. C’est pourquoi certains sont recensés, mais pas d’autres. Pour réduire les coûts, un pays qui cumule autant de richesses que la France ne dispose plus d’un outil statistique exact pour répondre aux questions que nous nous posons sur la population. Nous avons déjà évoqué les incohérences entre le ministère du logement et les statistiques de l’INSEE concernant le logement social, où le ministère du logement donne un chiffre de logements sociaux qui semble plus conforme à la réalité.
Plutôt que la nouvelle question sur l’origine des parents auxquels plusieurs syndicats et associations appellent à ne pas répondre, il faudrait des moyens plus importants pour mieux évaluer la population et pouvoir ainsi mieux répondre à ses besoins. Avoir des services publics efficaces dotés des moyens nécessaires, c’est utile et nécessaire, même dans les statistiques.