Peut-être avez-vous été contacté.e par un agent recenseur. En effet, nous sommes en plein recensement.
Combien sommes-nous à Bondy ? Ce chiffre est important parce qu’il indique quels peuvent être les besoins en termes de santé ou d’école, et il sert aussi à l’État à calculer les dotations versées à la ville pour son fonctionnement.
Ce chiffre fait aussi le portrait de la ville : la population de la ville est-elle en croissance, ou le contraire ? Quels sont les moyens de nos habitant.e.s, plutôt riches ou plutôt pauvres ? Quel est l’état du logement dans la ville, y compris les logements vides ? Quel est l’âge moyen, la proportion de familles monoparentales, le niveau de diplômes ? Autant d’informations qui peuvent servir à orienter l’action publique.
Mais les chiffres prêtent à discussion. Ainsi, à Bondy, nous serions moins nombreux en 2021 qu’en 2015 alors que tout le monde a pu voir pousser de nouvelles constructions.
Jusqu’en 1999, un recensement général avait lieu en même temps en France. Mais pour réduire les coûts et avoir des données plus régulières, l’INSEE teste désormais quelques zones et extrapole les résultats. Une commune comme Bondy n’est recensée que de 8 % de sa population chaque année. C’est pourquoi certains sont recensés, mais pas d’autres. Pour réduire les coûts, un pays qui cumule autant de richesses que la France ne dispose plus d’un outil statistique exact pour répondre aux questions que nous nous posons sur la population. Nous avons déjà évoqué les incohérences entre le ministère du logement et les statistiques de l’INSEE concernant le logement social, où le ministère du logement donne un chiffre de logements sociaux qui semble plus conforme à la réalité.
Plutôt que la nouvelle question sur l’origine des parents auxquels plusieurs syndicats et associations appellent à ne pas répondre, il faudrait des moyens plus importants pour mieux évaluer la population et pouvoir ainsi mieux répondre à ses besoins. Avoir des services publics efficaces dotés des moyens nécessaires, c’est utile et nécessaire, même dans les statistiques.
Depuis le 30 décembre 2024, nous vous avons signalé que les factures des activités périscolaires comportaient des erreurs.
Les familles ont noté des erreurs sur les tarifs, sur l’inscription, sur la présence ou non des enfants à la cantine, à la garderie et à l’étude.
Nous vous avons demandé de recevoir les familles présentes au rassemblement du 18 janvier devant la mairie. Vous n’avez pas répondu.
Nous vous avons signalé plusieurs cas précis. Vous n’avez pas répondu.
Cette absence de réponse en dit long : vous n’avez rien à dire parce que vous craignez qu’en corrigeant les erreurs, tous les concernés viennent réclamer !
Pendant ce temps, la mairie ramasse de l’argent qui ne lui est pas dû ! Et vous n’avez visiblement pas l’intention de le rendre !
Si l’on considère que 4 000 familles sont potentiellement concernées, cela fait certainement de grosses sommes ! Mais dans la situation économique actuelle, les familles de Bondy sont parfois à l’euro près.
Le nouveau « portail familles » ajoute encore à cela l’isolement des familles devant leur écran, puisqu’elles n’ont aucun interlocuteur à qui s’adresser. La déshumanisation s’ajoute à la surfacturation.
Nous appelons les familles à nous contacter pour se mobiliser de nouveau à la rentrée scolaire.
Comme chaque année, la cérémonie des voeux de Bondy autrement a été l'occasion d'intervenir pour des militants de la CGT, du Réseau Education Sans Frontières (RESF), du Droit au Logement (DAL), de Bondy écologie, de la Confédération Nationale du Logement (CNL). Un bilan de 2024 a aussi été présenté.
2024 a été une année riche en initiatives !
Pas toujours pour des raisons heureuses parce que ce fut aussi une année où de mauvais coups ont été portés à la population.
La mobilisation pour l’école aura occupé une partie du début de l’année dernière : pas moins de 12 jours de mobilisation ont eu lieu pour l’école à Bondy et dans le département : pour un plan d’urgence et contre les réformes Attal. Si la municipalité s’est manifesté timidement en faveur des revendications, nous avons au moins obtenu une salle pour les réunions du collectif de mobilisation locale chaque semaine. La colère et la chute du gouvernement Attal, puis Barnier (et bientôt Bayrou) ont freiné certaines réformes mais la mobilisation doit se poursuivre pour obtenir un plan d’urgence pour l’école du 93.
2024 aura été aussi l’année des factures de la mairie. Alors que nous étions en lutte pour l’école, les familles nous ont alertés sur le fait qu’elles ne recevaient plus les factures de la cantine et des activités périscolaires. Nous sommes intervenus dès le début d’année pour demander ce qu’il en était, et proposer que les factures soient annulées avec la mise en place de la cantine gratuite. Nous avons ensuite proposé que la mairie dote le CCAS des moyens nécessaires pour aider les familles. Certes une délégation de Bondy autrement et des familles a été reçue le 6 juin par le maire mais les cas que nous avons signalés n’ont pas été pris en compte. Nous avons rassemblé les familles à plusieurs reprises devant la mairie, ce qui nous a permis d’obtenir ces rendez-vous. Mais la mobilisation n’aura pas été suffisante sur les 4000 personnes concernées. Peut-être qu’il en aurait été autrement si nous n’avions pas été seuls dans cette bataille, l’opposition officielle étant aux abonnés absents depuis plusieurs années déjà. Le maire a tenté de nous rassurer par ses paroles mais la mairie a voulu se remplumer sur le dos des familles en évitant les contestations et en refusant de croire les familles quand elles n’avaient pas tous les documents (exigeant des preuves que la mairie elle-même avait perdues au cours de la cyber-attaque!). Cette affaire a montré que les tarifs étaient trop élevés : comment peut-on demander 1200 euros à quelqu’un qui en gagne 800 ou 3300 euros à quelqu’un qui en gagne 1000 ? Il y a un problème ! Nous avons organisé deux rassemblements de protestation, le 25 mai et le 6 juin et notre pétition a rassemblé plusieurs centaines de signatures.
Cette mobilisation n’a pas été inutile et le maire a voulu sortir de l’impasse en ouvrant la perspective de la cantine gratuite à Bondy. Nous avons donc lancé une pétition lors de la fête des associations où nous étions pour la deuxième année consécutive. Les 1161 signatures ont été remises à la commission municipale chargée d’étudier cette question lundi 16 décembre (nous étions deux représentants de Bondy autrement et deux représentantes des familles mobilisées). Et nous ne nous arrêtons pas là puisque nous avons appelé à un nouveau rassemblement pour les nouvelles erreurs sur les factures, en ce début 2025.
Dans la continuité de la bataille pour la cantine gratuite, nous sommes intervenus à propos du SIPLARC, qui confectionne le repas des demi-pensionnaires. D’abord, nous avons revendiqué le maintien de ce service public alors qu’il rencontrait une crise due au manque de financement par les deux villes de Bondy et Noisy. Nous les avons rencontrés récemment et en avons fait un compte rendu. Il reste à savoir comment le SIPLARC s’adaptera pour faire face à l’augmentation des demi-pensionnaires quand nous obtiendrons la cantine gratuite et qu’il devra faire plus de repas.
Notre soutien aux services publics ne se limite pas à l’école. Nous avons demandé la réouverture du bureau de poste de la philosophie, qui a effectivement rouvert. Et nous avons relayé et soutenu les différents mouvements de grève du personnel communal, nous étions d’ailleurs la seule organisation présente pour soutenir les grévistes lors de la grande grève du 5 décembre. Nous avons aussi alerté sur les services au public qui régressent : les médecins en ville, l’école ou le logement social, en rappelant qu’un tiers du budget de l’État va « aider » les entreprises, tandis que les impôts baissent. C’est l’inverse qu’il faut faire : quand tout sera privé, nous serons privés de tout. Nous avons d’ailleurs aussi dénoncé le budget Barnier qui fait encore des coupes dans le budget de l’État, toujours au détriment des départements et des communes, de l’école et de la santé afin de financer la guerre et les plus riches. Entre parenthèses, le département du 93 et la mairie de Bondy ont protesté, on attend qu’ils passent à la vitesse supérieure s’ils veulent obtenir quelque chose. Mais veulent-ils une autre politique ?
L’urbanisme et l’aménagement de la ville nous préoccupent. Et d’abord, quand cela se fait sans les habitants, voire contre eux. C’est ainsi que nous avons continué à participer au collectif contre les nuisances de la ligne 15, le nouveau métro du grand Paris. Nous avons relayé les ateliers participatifs sur le quartier de la gare, organisé par des étudiantes en architecture. Il est intéressant de voir que des initiatives citoyennes avec des professionnels peuvent déboucher sur des solutions quand on nous explique que tout cela n’est pas à la portée des habitant.e.s ! A l’inverse, comme il fallait s’y attendre, l’enquête publique ouverte en mairie a donné raison au mastodonte de la SGP, et la réunion en mairie du 7 novembre n’a servi qu’à faire semblant d’écouter les habitants qui se plaignent : les 300 personnes présentes auront perçu à quel point la ville peut être décidée sans ses habitants.
D’ailleurs l’urbanisme décidé sans les habitants, c’est ce que nous dénonçons aussi quand nous constatons que le nombre de HLM baisse alors que les besoins des habitant.e.s sont criants. À l’inverse, nous voyons se multiplier des opérations de spéculation immobilière qui sont souvent difficiles à vivre pour leurs nouveaux occupants, ou encore des logements utilisés pour faire de l’argent au détriment des voisins, comme les logements Airbnb, qui seraient au nombre de 176 d’après nos calculs.
L’urbanisme, c’est aussi la question du parking payant, pour lequel nous avons demandé une consultation citoyenne. C’est parce que nous voulons un urbanisme décidé par les habitant.e.s que nous avons refusé d’assister à la signature du plan de l’ANRU, la soi-disant « rénovation » urbaine, qui en réalité vise à réduire le nombre de HLM et à casser les quartiers populaires, par peur des populations que le pouvoir trouve dangereuses.
Parmi les mobilisations auxquelles nous participons depuis longtemps, celle de l’eau mérite d’être soulignée. Depuis que l’eau est en régie publique, le prix de l’eau a baissé, et les interventions sont de meilleure qualité. Nous avons analysé les prix et le constat est net. En revanche les taxes ont augmenté (une partie d’entre elles repart d’ailleurs vers des filiales des multinationales). Pour Est-Ensemble, il restera à se fournir en eau auprès d’une structure publique et non plus auprès de VEOLIA, c’est une bataille nouvelle à mener. Nous continuons à participer à la coordination et étions au débat à Noisy-le-Sec en mars.
Mais nous ne restons pas cantonnés à des problèmes locaux, dans la mesure où nous sommes impactés par les politiques nationales et même mondiales. C’est ainsi que nous nous sommes mobilisés contre l’extrême-droite après les résultats aux européennes, rappelons que l’extrême-droite a obtenu 38 % des voix en juin 2024. Nous avons appelé à un rassemblement avec d’autres associations départementales en juin, et soutenu les candidatures NFP aux législatives. Pour autant, nous ne croyons pas que les élections suffisent, c’est la mobilisation citoyenne permanente qui est nécessaire pour changer de politique. C’est pourquoi nous avons appelé à la création d’un collectif citoyen au cœur de l’été pour lutter contre le RN et ses idées. Trois articles ont été publiés d’ailleurs dans ce cadre : le RN contre les droits des femmes, les députés du RN dits « brebis galeuses » et la complicité entre Macron et le RN pour éviter de nommer une première ministre issue du NFP.
Le risque de l’extrême-droite, c’est d’abord des atteintes aux droits de l’homme, en particulier pour ceux et celles d’entre nous qui sommes immigré.e.s. Cela a déjà commencé. La nouvelle loi immigration réduit encore la possibilité de régulariser les étrangers, mais attaque aussi les droits de celles et ceux qui résident en France depuis longtemps. Nous avons appelé à l’initiative de l’Association Pour l’Information Citoyenne, de la Ligue des Droits de l’Homme et le Réseau Education Sans Frontières pour informer à ce sujet.
C’est d’autant plus important chez nous que Bondy est une ville-monde, nous l’avons écrit en demandant que les jumelages deviennent l’affaire des habitants. Il estlamentable de se dire que la coopération avec une ville de Palestine est si peu développée à l’heure tragique que vivent les Palestiniens, mais les autres coopérations sont aussi peu relayées dans la population. Pour nous, si nous agissons localement, cela ne nous empêche pas de penser au reste du monde. C’est ainsi que nous avons soutenu la pétition pour la reconnaissance de l’État de Palestine par la France ou encore le film palestinien à Malraux. Beaucoup d’autres initiatives auraient dû être prises.
En 2025, nous comptons bien continuer avec vous, au travers de nos réunions ouvertes du vendredi soir. Elles nous ont permis d’intervenir sur la sécurité à la gare ou sur la question de l’emploi, mais aussi d’agir avec les familles concernées par les factures ou mobilisées pour la cantine gratuite.
L’alternative que nous voulons, c’est le mouvement citoyen, c’est-à-dire la mobilisation permanente des habitantes et des habitants, des salarié.e.s, des usagers des services publics. C’est pourquoi nous soutenons les initiatives qui font réfléchir, qui éveillent, comme les films à Malraux sur l’autisme, ou la misogynie ou encore la révolution des œillets au Portugal. C’est vrai aussi pour l’exposition Banksy à Noisy ou le concert de Zahia Ziouani au Stade Léo Lagrange fin juin. La culture fait grandir la citoyenneté.
Nous avons d’ailleurs écrit un article qui met en valeur toutes les initiatives citoyennes dans Bondy, et il faut regretter encore la suppression des subventions aux syndicats ou à l’Association Sportive de Bondy alors qu’ils contribuent grandement à la vie locale ! Nous n’oublions pas et nous ne nous résignons pas à ce que cela en reste là.
Nous vous sollicitons une nouvelle fois concernant les factures de la cantine et des activités périscolaires.
Plusieurs familles témoignent d’un problème généralisé : les erreurs sont nombreuses et le service n’est désormais plus accessible, les Bondynois.es se trouvent à payer des sommes colossales alors que les corrections se font attendre indéfiniment.
- La famille XXXXXXXXXX constate des erreurs très nombreuses, en particulier de présence alors que l’enfant n’est pas présent aux activités.
- La famille XXXXXXXXXX subit une erreur de quotient familial depuis la rentrée : elle aurait dû payer 81 euros et se trouve facturée de 400 euros.
- La famille XXXXXXXXXX constate aussi que la présence de leur enfant est facturée alors que c’est faux. Le certificat de la directrice ne suffit-il pas pour procéder aux corrections nécessaires ?
-La famille XXXXXXXXXX s’est acquittée deux fois de la même facture et constate que la présence de l’enfant a été facturée d’une garderie du matin alors qu’elle n’y est jamais allée.
- La famille XXXXXXXXXX est arrivée récemment à Bondy et se voit réclamer 950 euros sur trois mois alors qu’ils ne gagnent que 1600 euros par mois. Il semblerait que leur quotient familial n’ait pas été pris en compte.
- Pour la famille XXXXXXXXXX, des présences sont facturées à tort tandis que l’ancienne convention de Jean Verdier aurait dû s’appliquer sur une partie des anciennes sommes réclamées mais ne l’a pas été.
- Pour la famille XXXXXXXXXX, les factures s’accumulent alors que l’enfant ne participe ni au centre ni à la garderie.
L’idée que la mairie laisse courir ces erreurs pour se renflouer va finir par s’imposer.
Le dégoût est tel que plusieurs familles nous ont dit trouver des solutions alternatives à la cantine pour éviter d’être confrontées à la mairie, à ses erreurs et à son incapacité à corriger les fautes dans le recensement des enfants ou l'établissement des quotients familiaux.
Nous demandons instamment qu’une personne du Cabinet reçoive les familles et soit en capacité de prendre les décisions qui résolvent enfin ces situations.
L'équipe de Bondy autrement vous souhaite une année de mobilisation citoyenne pour obtenir la cantine gratuite, renforcer l'activité des associations et rendre la ville à ses habitants ! Paix, démocratie, solidarité en France et dans le monde !
Vous êtes invité.e le samedi 25 janvier 2025 à 15heures, espace Marcel Chauzy (rez-de-chaussée de la mairie de Bondy)
Nos coordonnées :
www.bondy-autrement.org
Boîte postale : 16 villa Fleury / 93140 Bondy
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