Notre association, le MNLE 93 et Nord Est parisien (Mouvement National de lutte pour l'Environnement) vient de s'installer sur le site de l'ancienne usine SAFT à Noisy-le-Sec, devenue depuis fin 2023 l'Usine des transitions dédiée à l'économie sociale et solidaire accueillant des artistes, des designers des artisans, des acteurs de l'éducation populaire.
Nous y louons un local dans un des bâtiments occupé par la Fédération des Œuvres Laïques (FOL93), La Ligue de l'Enseignement, les Francas et d'autres associations. Ce nouveau lieu qui doit nous permettre une activité renforcée et plus adaptée à un travail partenarial puisque nous envisageons d'y faire des permanences, des conférences, des animations et des débats. L'initiative se déroule le 8 novembre 2024 de 16h à 20h.
L'occasion d'un moment convivial autour d'un buffet partagé. N'hésite pas à y convier des personnes de votre connaissance sensibles aux enjeux environnementaux.
Nous disons que les habitant.e.s. sont capables de décider de tout, et particulièrement du budget de la ville. Les Bondynois.es montrent déjà leur implication et leurs compétences !
Lors du dernier forum des associations, près de 140 associations avaient un stand, elles font vivre la ville et permettent aux gens d’être reliés les uns aux autres.
Tout le monde a en tête les clubs sportifs qui sont des associations et permettent aux Bondynois de pratiquer, même si la mairie leur a supprimé les deux tiers de leur subvention au fil des ans.
Ou les syndicats qui permettent de constituer des dossiers de retraite complets ou encore d’assister des salariés qui doivent recourir aux prudhommes, et à qui la mairie a carrément supprimé toutes leurs subventions.
Que seraient les familles sans les associations humanitaires qui redistribuent des aliments, montrant aussi que l’on ne se satisfait pas de voir son prochain dans la misère ?
Que serait les jeunes s’il n’y avait pas le souci d’aider à faire les devoirs dans des associations qui s’y consacrent ?
Et les parents d’élèves, surtout les mères de famille, seraient-ils aussi présentes sans ces cours d’alphabétisation donnés par des bénévoles ? L’école bénéficie aussi de l’exigence des associations de parents d’élèves qui demandent un plan d’urgence pour l’école du 93.
L’ouverture culturelle serait-elle la même sans ces associations qui organisent des sorties et des visites à Paris ?
Et les associations qui défendent les sans-papiers et deviennent expertes en droit des étrangers en évitant aux personnes de devoir faire appel à des structures payantes qui profitent parfois des difficultés du public ?
On pourrait évoquer celles qui se consacrent à connaître le patrimoine architectural de la ville ou sa faune et sa flore.
Récemment c’est la mobilisation citoyenne autour des travaux pour la ligne 15 qui remportait une bataille au tribunal contre la Société des Grands Projets : David a battu Goliath, sans parler de la capacité technique à proposer une alternative au chantier envisagé actuellement.
Une association comme Bondy autrement a déjà contribué à quelques belles victoires, depuis la régularisation et le relogement des résidents de l’ancienne clinique Michelet jusqu’à l’annulation de la vente du garage municipal au privé, en passant par l’exigence de rénover et sécuriser l’école Ferry ou encore l’exigence de la cantine gratuite qui se poursuit actuellement.
Nous constatons que les associations montrent une compétence : juridique, sportive, architecturale et urbanistique, scientifique et technique.
Rappelons que les membres d'associations agissent sans percevoir de pharaoniques indemnisations, c'est pourquoi il est temps de permettre pleinement aux associations d’agir au service du public en rétablissant leurs subventions.
Il est temps de donner aux citoyen.ne.s le pouvoir de décider de ce qu’ils veulent faire dans leur ville. Ils en sont capables et ils sont les plus légitimes à le faire.
Nous étions ce dimanche au marché de la place du 11 novembre et nous atteignons désormais les 1 060 signatures.
Nous avions fixé le cap du millier pour les remettre au maire et à la commission municipale chargée d'étudier cette question.
Mais nous poursuivons la campagne de signatures ! Pourquoi s'arrêter en si bon chemin ?
Si vous souhaitez participer à cette campagne, indiquez-nous un point de rendez-vous et nous serons présents avec vous pour faire signer la pétition : 06.62.91.83.83. ou 06.63.60.87.91.
Notre pétition lancée le 14 septembre a déjà recueilli 650 signatures. Nous continuons à discuter avec les Bondynois.es et de nouvelles idées nous sont suggérées.
D’abord, il existe des habitant.es qui craignent que la bonne idée de la cantine gratuite permette au maire d’être réélu. Évidemment, ce sont plutôt des adversaires du maire actuel. Cette objection nous fait plaisir : cela confirme que l’idée est très populaire dans la population ! Pour Bondy autrement, nous ne nous sentons pas concernés par ce débat dans la mesure où nous sommes opposés à ce maire comme nous étions opposés à sa prédécesseure. Nous avons toujours dit à ce sujet : la ville n’est pas à lui, ni à elle ; elle est à vous ! Mais la meilleure réponse pour ceux et celles qui veulent éviter que le maire ne tire les marrons du feu de cette proposition de cantine gratuite, c’est que les autres candidat.e.s défendent la même idée ! Sinon, c’est mal parti : qui refuserait un acquis social pour le seul projet de faire élire quelqu’un qui est contre cette avancée ? A Bondy autrement, nous voulons la cantine gratuite depuis 15 ans, nous sommes contents que notre idée soit reprise par les gens qui la combattaient. Stephen Hervé, le maire de Bondy, était contre cette proposition quand il nous a rencontré avec les familles le 6 juin 2024, aujourd’hui il soumet cette question à une commission. C’est la preuve que la mobilisation des familles contre la régularisation brutale des factures et pour la cantine gratuite a marqué des points. D’ailleurs ce bougé répond aussi aux familles qui pensent qu’on ne peut pas gagner : au moins sur le principe, nous avons commencé à gagner grâce à la mobilisation des familles.
Une autre réflexion porte sur la gratuité. Certains nous disent : il n’y a rien de gratuit. C’est vrai dans la mesure où il faudra bien payer les aliments et le personnel, mais aussi l’énergie pour cuisiner les repas ou les transporter. D’ailleurs, aujourd’hui, la mairie finance déjà les repas : les familles ne paient pas la totalité du prix coûtant d’un repas. Nous proposons seulement que désormais la mairie prenne en charge la partie résiduelle que paient actuellement les familles. C’est à ça que peuvent servir les impôts. Tout le monde constate que l’école publique est gratuite mais les professeurs sont pourtant payés, il faut payer pour construire les écoles : les impôts servent à ça. Nous demandons simplement que cela devienne le cas pour la cantine. Quant à savoir combien cela représente dans le budget de la ville, nous faisons la pire hypothèse qui serait de 2, 5 millions d’euros, c’est donc envisageable pour un budget municipal de Bondy autour de 140 millions d’euros par an. D’autant que l’équipe municipale passée avait annoncé un chiffre de 800 000 euros tandis que la nouvelle équipe parlait de 650 000 euros, soit moins de 1 % du budget.
Enfin, des questions anciennes se posent désormais avec une nouvelle acuité : par exemple, la question de la composition des repas. Des familles demandent s’il est possible d’avoir des repas végétariens. Très bonne question ! À l’heure où la viande rouge est suspectée d’être cancérigène et justement pour permettre une fréquentation la plus large, tout en développant des repas équilibrés pour une meilleure santé, la question des ingrédients doit être enrichie par la discussion avec notre service public chargé de préparer les repas : le SIPLARC !
Lors de la dernière réunion de Bondy autrement avec les familles, nous avons décidé de remettre la pétition au maire et à la commission quand nous aurons dépassé les 1000 signatures, c’est-à-dire probablement après les vacances scolaires. Si vous voulez faire signer la pétition avec nous dans un lieu public, donnez-nous rendez-vous et nous viendrons ! Vous pouvez nous joindre au 06.63.60.87.91. ou au 06.62.91.83.83.