Nous avons alerté à plusieurs reprises concernant la fermeture du bureau de poste de la rue de la Philosophie aux Coquetiers. Le maire nous a répondu qu’une voiture aurait abîmé la façade…
Aujourd’hui, ce sont les services du courrier qui seraient délocalisés à Bobigny.
Ce sera encore moins de services publics sur la ville.
Certes, les courriers sont moins nombreux mais le nombre de colis a explosé avec la vente en ligne !
La Poste laisse ce marché à des sociétés privées ou à ses propres filiales alors qu’elle a fait la preuve de son efficacité.
En réduisant le travail de la Poste dans la ville, on peut supposer que des espaces seront libérés. Qu’en adviendra-t-il ? On peut supposer qu’une partie de ces locaux libérés seront transformés en banque postale, ou vendus pour de nouvelles spéculations immobilières. Demain, la fermeture du bureau de la Philosophie et du Mainguy ?
Personnels, usagers, citoyens, militants associatifs et syndicaux, il nous faut agir pour défendre nos services publics !
La Poste nous est utile : quand tout sera privé, nous serons privés de tout !
Pour la deuxième fois depuis ses élections successives, Bondy autrement a rencontré le maire le 2 février 2023.
Chauffage
Il s’agissait d’abord pour nous d’aborder la question du coût du chauffage, pour les propriétaires, les locataires et la commune elle-même.
Le syndicat intercommunal du gaz d’Île de France appelé SIGEIF permet de regrouper les achats des collectivités pour obtenir des prix moins élevés. Il avait annoncé fin 2022 une augmentation de 1000 %, de 16 à 167 euros le mégawatt/heure. Or il apparaît que Bondy qui est membre de ce syndicat se fournit en gaz auprès de l’UGAP. Le montant de l’augmentation des tarifs de l’UGAP n’est pas encore connu.
Electricité
L’électricité augmente aussi dans une proportion de l’ordre de 80 %.
Une aide du gouvernement doit être versée à la commune en octobre 2023, tardive et insuffisante mais c’est toujours utile face à l’explosion des coûts de chauffage.
En ce qui concerne les locataires de Bondy nord ils ont dû faire face à l’augmentation de Coriance, sans aucune aide gouvernementale pour l’instant !
Cantine gratuite
Les difficultés des Bondynois à faire face à l’inflation nous avait amenés à réinsister sur notre proposition de cantine gratuite. Le maire n’y est pas favorable mais reconnaît que ce coût ne serait que de 250 000 euros par an (le montant actuelle des recettes de la cantine payante). Autant dire que c’est largement accessible quand le budget de la mairie est proche de 140 millions d’euros par an !
Création d'Est-ensemble Habitat
Concernant la création d’Est ensemble habitat, nous avons dénoncé l’abandon du patrimoine qui nuit à l’image de la ville elle-même : des ascenseurs sont en panne depuis des mois, une locataire a son radiateur qui est tombé par terre et attend depuis plusieurs mois que Bondy habitat intervienne... Le personnel de Bondy habitat a été abandonné dans la nouvelle structure : les personnel sont très mal recasés et certains sont en arrêt maladie.
Situation financière de la ville
Nous avons échangé avec le maire sur la situation financière de la ville qui n’est pas sous tutelle comme le prétend l’opposition officielle, mais les difficultés ne sont pas dues à l’ancienne majorité, comme le prétendent certain.e.s élu.e.s de l’équipe actuelle.
Ligne 15
La passerelle piétonne PMR risque de servir à faire passer les gravats et le pont ne permet pas de passer aux personnes en fauteuil, ou qui ont des poussettes…
La place de la gare et le parking sont mobilisés au-delà des besoins puisqu’aujourd’hui une grande partie est laissée vacante. Pour le maire, il est difficile de maintenir les pavillons au sud de la gare, actuellement menacés d’expropriation , il attend de voir ce que les entreprises proposeront effectivement dans le cadre des travaux. Pour notre part, nous comptons plutôt sur la mobilisation des citoyen.ne.s.
Piscine Beaufort
Le maire nous a répondu qu’aucun projet n’existait actuellement menaçant son existence.
Commission Handicap
Nous avons demandé quand serait remise en place la commission sur le handicap. Elle ne s’est plus réunie depuis 2012. D’après le maire elle a été réinstallée en juin 2022 et elle devrait se réunir d’ici le mois de mars.
Permis de construire à la gare de Bondy
Concernant le permis de construire signé pendant la délégation spéciale pour un projet de VINCI à la gare, en litige, il n’y a pas de nouvelle information mais la mairie a demandé au promoteur de retravailler un projet, peut-être une résidence pour séniors.
Animateurs des centre de loisirs
Nous sommes préoccupé.e.s de la situation des animateurs des centres de loisirs, qui ont dû faire grève. Le maire a répondu que les ajustements de personnel se faisaient même si parfois on peut être recruté dans un centre et devoir travailler dans un autre en fonction du flux des enfants.
Expropriation Rue Gâtine
Enfin, nous avons interrogé le maire sur l’expropriation lancée rue Gâtine, et particulièrement sur la situation des locataires dont les propriétaires sont menacés d’expropriation. Il s’agit d’un projet déjà ancien qui pourrait servir de terrain pour l’école indispensable en centre-ville. Cependant, il est difficile d’imaginer que les terrains puissent être libérés avant 2029.
Si les inquiétudes de l’année qui vient de se terminer persistent , tant sur le plan sanitaire que pour le pouvoir d’achat des ménages populaires, l’année 2023 dépendra de la mobilisation des citoyen.ne.s.
Nous sommes nombreux à vouloir agir pour maintenir le droit à la retraite, et pour que les mesures efficaces soit prises contre le réchauffement climatique.
L’attentat raciste contre les Kurdes et la guerre en Ukraine montrent à quel point nos destins locaux sont liés à la vie des autres, nous continuerons à agir pour la solidarité avec les autres peuples.
Toutes ces exigences doivent se décliner localement.
Tous ces vœux se réaliseront grâce à votre mobilisation.
Retrouvons-nous pour en parler le samedi 28 janvier à 15h salle Marcel Chauzy (rez-de-chaussée de la mairie de Bondy)
La situation financière de Bondy est mauvaise.
Elle l’est habituellement dans une société injuste où ceux qui souffrent ne trouvent pas assez l’aide dont ils ont besoin. Elle l’est donc parce que les dotations de l’État aux villes populaires sont insuffisantes.
Mais c’est particulièrement vrai aujourd’hui, comme à l’époque où les opérations immobilières de la SEMICOB avaient plombé les finances communales.
Deux discours s’opposent : celui du maire actuel qui explique que c’est de la faute de la maire précédente et le discours de l’équipe qui a perdu le pouvoir qui raconte que la ville est sous tutelle.
La ville n’est pas sous tutelle. Nous avons pu nous procurer le délibéré du 28 novembre 2022 de la chambre régionale des comptes d’Île-de-France et il n’est pas question de tutelle. Il ne faut pas mentir.
Si la Chambre constate que des paiements en retard sont une des causes des difficultés actuelles, on ne peut cependant pas accepter l’idée du maire actuel que ce serait les dettes de l’équipe Thomassin. D’abord, on attend qu’il en donne les preuves. Or les documents transmis laissent voir que les arriérés étaient minimes au regard des difficultés actuelles. Là encore, ce que nous exigeons, c’est que les citoyen.ne.s aient accès aux vraies informations, celles qui ne sont pas retravaillées. Après, chacun.e se fera son opinion.
C’est notre conception de la démocratie : les habitant.e.s doivent décider à la fin des choix financiers à faire, et en connaissance de cause.
Nous faisons quelques propositions :
- le maire a lui-même déclaré avoir dépensé deux millions pour la « sécurité ». Vu les résultats, il aurait mieux valu demander à la police nationale de jouer le rôle qui est le sien. Voici deux millions, qui ont servi à attraper des électeurs plutôt que des voleurs et qui aurait pu être économisés,
- l’investissement durable est nécessaire au lieu de chercher le tape-à-l'œil : si l’entretien informatique dans les services avait été fait correctement sous l’ancienne équipe, la cyber-attaque aurait pu être évitée ainsi que les surcoûts qu’elle a engendrés par manque de sauvegarde des fichiers endommagés, des projets comme le mur autour du square de la Mare à la veuve contesté par des habitants aurait dû être rediscuté,
- les luttes communes menées par les habitant.e.s sont nécessaires pour exiger du gouvernement les moyens adaptés, ainsi le coût des travaux du pont de la gare ne peut pas être assumé par la ville mais les habitants ont besoin pourtant d’utiliser ce pont, en bus notamment,
- les priorités doivent changer : pour nous, c’est l’école, avec des activités périscolaires de qualité dotées du personnel suffisant, la cantine gratuite.