La Chambre Régionale des comptes a publié son rapport concernant les finances de la ville de Bondy.
Nous avons voulu en faire une lecture honnête.
Disons immédiatement qu’il n’y est pas mentionné que la maire précédente est coupable de tout, ni que la mairie actuelle est sous tutelle. Deux mensonges que les équipes municipales passée et présente se renvoient à la figure.
Le rapport porte sur les années 2016-2022.
Le rapport pointe la gravité de la cyberattaque de novembre 2020.
Cela explique en partie seulement le retard à payer les fournisseurs, retard très élevé.
Le bilan de l’ancienne équipe municipale était loin d’être parfait (1) mais la dégradation financière est visible sur les trois dernières années : le nombre d’années pour se désendetter a ainsi été doublé : il est passé de 8 ans en 2019 à 15 ans en 2022. De même, l’excédent brut de fonctionnement (le solde budgétaire hors intérêts) est passé de 15,5 millions à 8,6. Il a donc été divisé par deux !
Si cette évolution se poursuit, on peut craindre le pire.
Le rapport note l’absence de visibilité sur la politique du personnel : nous l’avons toujours dénoncé. Là encore, il ne s'agit pas de demander de faire mieux avec moins, c'est un voeu pieu et creux. En revanche, il serait intéressant de déterminer les besoins de personnel grâce à un débat public et de fixer des priorités.
Disons aussi que le rapport donne des orientations que nous contestons : la suppression des primes au personnel dont le pouvoir d’achat est déjà très attaqué par l’inflation et les bas salaires (2). C’est aussi le cas quand la CRC appelle la mairie à améliorer sa capacité d’auto-financement. Comment ? Par l’augmentation des impôts ou la réduction des dépenses utiles ? Il serait utile de demander une augmentation des subventions de l’Etat pour permettre des investissements socialement utiles. Mais de cela la CRC ne parle pas. De même, nous ne partageons pas l’idée de réduire les subventions à l’ASB qui intervient auprès de plusieurs milliers de ses licenciés dans la ville.
(1) La CRC note ainsi que malgré les efforts : « L’encours de dette reste cependant important comparé aux communes de la strate et génère une annuité élevée ».
(2) Pour être très précis, il ne s’agit pas de la suppression de ces primes mais de leur « intégration » dans le régime indemnitaire.
Les organisations syndicales rassemblées vous donnent RDV le mardi 25 avril à 10h00 en Mairie de Bondy VENEZ DEFENDRE VOS DROITS !
C’est une première dans l’Histoire de notre ville, le Maire et ses élus ont décidé de BÂILLONNER l’activité syndicale !
C’est la première attaque antisyndicale de cette ampleur à Bondy !
Pourtant, le Maire et ses élus devraient connaître l’histoire sociale de leur ville. C’est en 1957, il y a 66 ans, grâce à nos aînés syndicalistes bondynois, que tous les syndicats de France ont pu bénéficier du soutien de leurs collectivités pour mener à bien leur action dans l’intérêt des travailleurs.
C’est en effet grâce au mouvement syndical de Bondy que la toute première jurisprudence en matière d’attribution de subventions à des syndicats est née ! (Conseil d’Etat, ass, 25 octobre 1957, Commune de Bondy).
Que reste-t-il de ce glorieux héritage bondynois ? Le 8 avril 2023, en pleine séance du Conseil municipal, le Maire de Bondy Stephen HERVE et ses élus, ont décidé de supprimer l’intégralité du soutien financier alloué aux Unions locales bondynoises, à savoir la CGT, la CFDT et SUD SOLIDAIRES.
Une décision venue dans le dos sans prévenir, une décision sans précédent à Bondy !
La subvention de 10 000 euros en moyenne par Union locale n’était pas énorme comparée à ce qui se fait dans les autres villes mais elle permettait d’aider, de former, d’accompagner, de conseiller les salariés de Bondy victimes d’abus de pouvoir. Les Unions locales ont pour objectif la défense des droits et des intérêts des salariés qui travaillent à Bondy dans les entreprises privées. Il s’agit d’une forme organisée de solidarité dans un contexte de crise économique et d’inflation dont les ouvriers et les employés sont les premières victimes. Les Syndicats, tout comme la Presse, sont un organe important de la démocratie. D’ailleurs, l’Etat verse des subventions à la Presse alors que celle-ci n’est pas tendre avec les gouvernements peu importe leur couleur politique, c’est aussi un moyen de garantir le fonctionnement de la démocratie.
A Bondy, le Maire et ses élus ne supportent pas que les syndicats défendent les agents de la Ville et les salariés du privé qui travaillent à Bondy.
Les Syndicats territoriaux revendiquent la protection des droits des agents qui souffrent de plus en plus, ils n’en peuvent plus de ce management inhumain et brutal, de ce dialogue social de sourds dont la seule liberté est de bavarder alors que les décisions sont déjà prises. Bondy, n’est pas une société du profit, du gain immédiat, de la brutalité, du matérialisme et de l’individualisme, Bondy n’est pas une ville où l’on défend la retraite à 64 ans sans l’assumer !
Les Unions locales CGT, CFDT, SUD SOLIDAIRES et les Syndicats territoriaux CGT, FO, CFDT appellent à une MOBILISATION GENERALE pour dire NON au BÂILLON !
Les organisations syndicales rassemblées vous donnent RDV le mardi 25 avril à 10h00 en Mairie de Bondy VENEZ DEFENDRE VOS DROITS !
Dans un budget de près de 140 millions d’euros, le maire de Bondy a décidé de supprimer quelques milliers d’euros qui étaient attribués aux Unions Locales des syndicats CGT, SUD, CFDT ou FO.
Certes, les locaux ne sont pas (encore) supprimés mais au moment où des millions de gens sont mobilisés pour le droit à la retraite, cela en dit long sur le mépris de la mairie pour les droits des salariés.
D’autant que nombreux sont ceux qui ont besoin des syndicats pour remplir des dossiers parce que la mairie ne met pas à disposition les services sociaux dont on a besoin ! C’est d’ailleurs particulièrement vrai aussi des salariés de la mairie !
Nous avions raison de considérer que ce nouveau maire ne ferait pas mieux que sa prédécesseure.
Il est temps que les habitant.e.s se mobilisent pour décider directement de la ville qu’ils et elles veulent.
Une chose est sûre : reprendre leur ville pour les habitant.e.s nécessite d’aider les associations qui défendent leurs droits. Et en premier lieu, leurs syndicats.
Nous avons alerté à plusieurs reprises concernant la fermeture du bureau de poste de la rue de la Philosophie aux Coquetiers. Le maire nous a répondu qu’une voiture aurait abîmé la façade…
Aujourd’hui, ce sont les services du courrier qui seraient délocalisés à Bobigny.
Ce sera encore moins de services publics sur la ville.
Certes, les courriers sont moins nombreux mais le nombre de colis a explosé avec la vente en ligne !
La Poste laisse ce marché à des sociétés privées ou à ses propres filiales alors qu’elle a fait la preuve de son efficacité.
En réduisant le travail de la Poste dans la ville, on peut supposer que des espaces seront libérés. Qu’en adviendra-t-il ? On peut supposer qu’une partie de ces locaux libérés seront transformés en banque postale, ou vendus pour de nouvelles spéculations immobilières. Demain, la fermeture du bureau de la Philosophie et du Mainguy ?
Personnels, usagers, citoyens, militants associatifs et syndicaux, il nous faut agir pour défendre nos services publics !
La Poste nous est utile : quand tout sera privé, nous serons privés de tout !
Pour la deuxième fois depuis ses élections successives, Bondy autrement a rencontré le maire le 2 février 2023.
Chauffage
Il s’agissait d’abord pour nous d’aborder la question du coût du chauffage, pour les propriétaires, les locataires et la commune elle-même.
Le syndicat intercommunal du gaz d’Île de France appelé SIGEIF permet de regrouper les achats des collectivités pour obtenir des prix moins élevés. Il avait annoncé fin 2022 une augmentation de 1000 %, de 16 à 167 euros le mégawatt/heure. Or il apparaît que Bondy qui est membre de ce syndicat se fournit en gaz auprès de l’UGAP. Le montant de l’augmentation des tarifs de l’UGAP n’est pas encore connu.
Electricité
L’électricité augmente aussi dans une proportion de l’ordre de 80 %.
Une aide du gouvernement doit être versée à la commune en octobre 2023, tardive et insuffisante mais c’est toujours utile face à l’explosion des coûts de chauffage.
En ce qui concerne les locataires de Bondy nord ils ont dû faire face à l’augmentation de Coriance, sans aucune aide gouvernementale pour l’instant !
Cantine gratuite
Les difficultés des Bondynois à faire face à l’inflation nous avait amenés à réinsister sur notre proposition de cantine gratuite. Le maire n’y est pas favorable mais reconnaît que ce coût ne serait que de 250 000 euros par an (le montant actuelle des recettes de la cantine payante). Autant dire que c’est largement accessible quand le budget de la mairie est proche de 140 millions d’euros par an !
Création d'Est-ensemble Habitat
Concernant la création d’Est ensemble habitat, nous avons dénoncé l’abandon du patrimoine quinuità l’image de la ville elle-même : des ascenseurs sont en panne depuis des mois, une locataire a son radiateur qui est tombé par terre etattend depuis plusieurs mois que Bondy habitat intervienne... Le personnel de Bondy habitat a été abandonné dans la nouvelle structure : les personnel sont très mal recasés et certains sont en arrêt maladie.
Situation financière de la ville
Nous avons échangé avec le maire sur la situation financière de la ville qui n’est pas sous tutelle comme le prétend l’opposition officielle, mais les difficultés ne sont pas dues à l’ancienne majorité, comme le prétendent certain.e.s élu.e.s de l’équipe actuelle.
Ligne 15
Lapasserelle piétonne PMR risque de servir à faire passer les gravats et lepont ne permet pas de passer aux personnes en fauteuil, ou qui ont des poussettes…
La place de la gare et le parking sont mobilisés au-delà des besoins puisqu’aujourd’hui une grande partie est laissée vacante. Pour le maire, il est difficile de maintenir les pavillons au sud de la gare, actuellement menacés d’expropriation , il attend de voir ce que les entreprises proposeront effectivement dans le cadre des travaux. Pour notre part, nous comptons plutôt sur la mobilisation des citoyen.ne.s.
Piscine Beaufort
Le maire nous a répondu qu’aucun projet n’existaitactuellement menaçant son existence.
Commission Handicap
Nous avons demandé quand serait remise en place la commission sur le handicap. Elle ne s’est plus réunie depuis 2012. D’après le maire elle a été réinstallée en juin 2022 et elle devrait se réunir d’ici le mois de mars.
Permis de construire à la gare de Bondy
Concernant le permis de construire signé pendant la délégation spéciale pour un projet de VINCI à la gare, en litige, il n’y a pas de nouvelle information mais la mairie a demandé au promoteur de retravailler un projet, peut-être une résidence pour séniors.
Animateurs des centre de loisirs
Nous sommes préoccupé.e.s de la situation des animateurs des centres de loisirs, qui ont dû faire grève. Le maire a répondu que les ajustements de personnel se faisaient même si parfois on peut être recruté dans un centre et devoir travailler dans un autre en fonction du flux des enfants.
Expropriation Rue Gâtine
Enfin, nous avons interrogé le maire sur l’expropriation lancée rue Gâtine, et particulièrement sur la situation des locataires dont les propriétaires sont menacés d’expropriation. Il s’agit d’un projet déjà ancien qui pourrait servir de terrain pour l’école indispensable en centre-ville. Cependant, il est difficile d’imaginer que les terrains puissent être libérés avant 2029.