Pour la troisième participation de Bondy autrement au forum des associations, nous avons sollicité les jeunes en leur demandant ce qu’ils voudraient changer dans la ville. Les questions portaient sur le sport, la santé, la culture, le logement ou l’emploi. Pas moins de 53 jeunes ont accepté de participer.
Mais les revendications des jeunes rejoignent celles du reste de la population, comme la faiblesse des salaires. C’est aussi le cas de la critique d’Est-Ensemble habitat. Le manque de communication dans la ville touche les jeunes mais au-delà. C’est le cas pour le nettoyage de la ville, qui est demandé par deux personnes, et la présence des rats est dénoncée. Et la sécurité au pont de Bondy pose problème.
Des jeunes rencontrent des situations difficiles : l’un d’eux note le besoin d’une inscription en lycée, une autre le besoin de postes qui accueilleraient des élèves en alternance.
De nouveaux habitants demandent des commerces comme des bio-coops ou des épiceries fines. Dans certains quartiers, l’absence de commerce se fait sentir, y compris d’une boulangerie.
Six personnes demandent un lieu où les jeunes puissent se rencontrer, se faire entendre et aient des activités. La demande de fête est formulée deux fois.
La santé aussi est une préoccupation et un bus santé qui pourraient faire de la prévention dans tous les quartiers de la ville est demandé. Cela pourrait aussi se faire à destination des écoles et les Ehpads.
Quelqu’un demande une aide à l’apprentissage du français. Et c’est une demande que Bondy autrement formule très précisément depuis plusieurs années.
La culture est présente dans la revendication d’un cinéma en plein air et de séances scolaires qui ne sont pas suffisamment nombreuses malgré des dispositifs comme « collège au cinéma », qui sont d’ailleurs remplis. La demande de tickets de cinéma gratuits pour les enfants est formulée, et d’une plus grande proposition dans les films. La gratuité est encore notée pour les sorties culturelles en général. Globalement, les activités existantes manquent de capacité, c’est noté pour la danse.
L’accompagnement des jeunes pour l’insertion professionnelle est demandée avec la création d’un groupe de jeunes pour la création d’entreprise. La formation à la comptabilité et à la finance serait souhaitable.
Près de la moitié des demandes portent sur les espaces publics et les activités sportives qui peuvent s’y tenir. Les jeunes parents revendiquent des parcs, ouverts plus longtemps qu’actuellement, et où les jeux seraient en bon état. Pour les plus grands enfants le manque d’installation sportives accessibles est noté, et des street-parks sont souhaités. En particulier pour le foot. Mais une patinoire pour pratiquer le patinage artistique est aussi évoquée, ainsi que la mise en place d’un club d’escalade. Mais le manque de pistes cyclables dans un parcours cohérent est aussi visé. Le badminton aussi pourrait trouver un cadre plus accessible aux joueurs intéressés. Des espaces pour se consacrer aux arts martiaux sont aussi demandés. Un parcours santé près de la gare est aussi demandé, même si cela concernerait un public moins jeune.
Bondy autrement mettra ces idées en débat pour les intégrer à ses propres propositions. Nous en retirons l'idée que les habitant.e.s ont des choses à dire et qu'ils pourraient décider de la ville si on leur en donnait l'occasion !
Nous étions 75 % en grève au lycée Jean-Renoir de Bondy ce vendredi 5 septembre, et 25 à protester devant le rectorat. Nous n’avons pas été reçu.e.s.
Les présent.e.s sur place proposent de revenir le mercredi 10 septembre, dans le contexte de la journée de mobilisation nationale. Nous nous retrouverons à 8h15 devant le lycée pour revenir au rectorat et obtenir gain de cause (arrivée prévisible le rectorat à 10h).
Nous continuons à demander à être reçus et nous voulons les heures nécessaires pour que les élèves réussissent dans des conditions normales.
Soyons nombreux pour réfléchir, s'organiser, et agir !
Le 16 juin, la salle des fêtes accueillait une réunion publique concernant l'actuel garage municipal.
Le précédent projet prévoyait de vendre le garage au profit d'une opération immobilière privée. Il avait été rejeté massivement par les Bondynois.
Une petite cinquantaine de personnes étaient présentes pour découvrir ce nouveau projet, déjà avancé mais encore flou sur beaucoup de points.
L’aménagement proposé concerne à la fois le terrain du garage municipal mais aussi des terrains pavillonnaires privés donnant sur la rue Carnot.
Les premières propositions seraient de construire à cet endroit une résidence comportant des T2 et T3, dans une démarche inter-générationnelle, avec 45 logements en accession à la propriété et 110 logements en location. Il y aurait aussi des commerces. Le bailleur serait Batigère.
Les logements en location iraient de logements sociaux à intermédiaires, avec des loyers annoncés à ce jour seraient entre 400 et 900 euros, hors charges.
L'achat des terrains et des pavillons privés est à la charge de Nexity, promoteur immobilier dont le représentant semblait confiant sur la faisabilité. La vente du terrain du garage par la municipalité se fera au prix des domaines. Une halle à vocation multiple sera créée.
Les bâtiments de la rue du 8 mai 45 (ancienne rue des bains) restent propriété de la ville et seront conservés et rénovés.
Les cars municipaux seront stockés en périphérie de la ville sans que pour l’instant le lieu soit défini.
Ce projet pourrait être livré dans 4 à 5 ans.
Bondy autrement a assisté à cette réunion et a étudié la proposition.
D’abord, la résidence inter-générationnelle est un besoin, c’est un projet positif. Nous l’avions même proposé à la place du projet de spéculation immobilière de De Lattre.
En l'état actuel, nous devons rester vigilant.e.s et obtenir de précisions sur plusieurs points :
- Que recouvre l’expression " résidence intergénérationnelle" ? Y aura-t-il des logements réservés à des étudiants et des jeunes travailleurs ?
- Où seront stockés les cars municipaux ? Il ne faudrait pas que l’éloignement en périphérie de la ville se fasse au détriment des utilisateurs et en particulier des scolaires.
- Le « conseil des voisins » pour participer à l'animation de la résidence inter-générationnelle ne doit pas être un gadget. Il doit être doté de pouvoirs réels pour décider de ce qui se fera.
- La vente du terrain par la ville se faisant au prix des Domaines (très inférieur au prix du marché immobilier surtout en centre-ville), la ville doit être assurée d’obtenir des compensations de la part de l’acheteur.
- Quelle est la garantie du projet ? Est-ce que la proportion de logements privés/locatifs peut changer ? Qu’est-ce qui se passera si les achats de Nexity ne se font pas complètement ?
- Qui sera le propriétaire de la future halle ? Batigère ou la municipalité ? En cas de propriété de Batigère quelles seront les conditions d'utilisation par la ville, par les associations et les projets des citoyens ?
- Quelle est la pertinence d’installer de nouveaux locaux commerciaux alors qu'il en existe sur la ville qui sont vides depuis longtemps ?
Et vous, qu’en pensez-vous ? Les Bondynois doivent se saisir de ce projet et faire connaitre leurs souhaits à propos de ce nouveau chantier !
Madame R***** avait inscrit ses enfants à la cantine par erreur pour le vendredi 6 juin 2025 alors que c'était le jour de l'Aïd et que ses enfants devaient être absents. Elle a écrit le lundi pour faire corriger son erreur puisqu'elle n'avait plus la main sur le site informatique.
Cela lui a été refusé alors qu'il y avait 5 jours de délai.
Le jour même, elle a encore pris la peine de prévenir par courriel que ses enfants étaient malades et ne viendraient pas manger.
De deux choses l'une : soit le gâchis de deux repas ne gêne personne, soit il s'agit de faire payer à Madame R***** des repas dont on savait que ses enfants ne les mangeraient pas.
Il est exigé désormais que Madame R***** fournisse un certificat médical pour prouver que ses enfants étaient bien malades. Or, même l'Education Nationale n'exige pas de certificat médical pour les absences des élèves parce qu'il est souvent impossible d'avoir accès à un médecin sans rendez-vous. Le médecin traitant des enfants, la docteure ************, était d'ailleurs absente ce jour-là.
Cette situation met en évidence que les familles bondynoises ne sont pas entendues. La sévérité du règlement et le refus de la mairie de considérer les cas particuliers pénalisent les familles et les enfants.
Madame R***** avait d'ailleurs subi une facturation de 3 500 euros qu'elle a dû régler sans pouvoir faire corriger les erreurs qu'elle avait signalées. Elle a ensuite dû payer les activités périscolaires pendant 4 mois parce que le principe de l'inscription était mal expliquée sur le portail famille, comme d'autres familles que nous vous avons signalées.
Craignez-vous de ne pas faire entrer assez d'argent en entendant les familles bondynoises ?
Il y a un an, les familles recevaient les notes très salées des cantines qui ne leur avaient pas été envoyées en temps et en heure.
Des protestations ont eu lieu, et des rassemblements devant la mairie ont permis de rencontrer le maire qui a « écouté ».
Les mesures brutales prises pour faire payer les familles, les erreurs maintenues sur les factures malgré les rendez-vous, ont prouvé qu’il n’avait pas pris en compte la revendication des Bondynois.es.
En septembre, il a annoncé une Mission d’Enquête et d’Information, y compris pour étudier la piste de la cantine gratuite, que Bondy autrement portait avec les familles.
Ce mercredi 11 juin 2025, cette Mission rendait son rapport. Le rapport confirme que la majorité des familles qui ne mettent pas leur enfant à la cantine l’y mettraient si la cantine était gratuite. Or, la fréquentation de la cantine est un élément très important pour socialiser les enfants et leur garantir un repas équilibré par jour. C’est donc un enjeu crucial pour la réussite scolaire, qui devrait être la priorité de la municipalité.
Pourtant, la cantine gratuite ne sera pas mise en œuvre en septembre, la mairie envisage seulement de revoir les tarifs à la fin du mois de juin.
Visiblement, le maire n’entend pas tenir compte de l’avis de la population.
Il faudra donc se mobiliser de nouveau !
L’enjeu est trop important pour baisser les bras.
Nous tiendrons notre prochaine réunion publique sur cette question, le vendredi 20 juin, à 19 heures à l’école Apollinaire.
Faut-il manifester pour obtenir la cantine gratuite ?
La mobilisation citoyenne a déjà permis de mettre cette question au cœur du débat public. Maintenant, il faut passer à l’action pour que la municipalité cesse de temporiser et applique une mesure juste et nécessaire : la gratuité de la cantine pour tous les enfants de Bondy.
Ensemble, exigeons : ✅ La cantine gratuite dès la rentrée 2025 – Parce qu’un repas équilibré qui socialise les enfants, c’est un atout décisif pour la réussite scolaire. ✅ La fin des factures injustes – Correction effective des erreurs sur les factures. ✅ Une vraie écoute des Bondynois.es – La démocratie ne se limite pas à des rapports, elle doit se concrétiser dans les décisions.
Rendez-vous le 20 juin pour organiser la suite ! 📅 Vendredi 20 juin, 19h 📍 École Apollinaire
Partagez l’info, parlez-en autour de vous, venez nombreux.ses ! La cantine gratuite, c’est maintenant !
Ne laissons pas la mairie enterrer ce combat – Continuons la mobilisation !