La pétition est à signer sur el site de l'Assemblée Nationale en cliquant ICI
Pourquoi cette pétition est cruciale
Le Sénateur Laurent Duplomb propose (une nouvelle fois) la réintroduction de l’acétamipride, un insecticide de la famille des néonicotinoïdes. Sous couvert d’urgence agricole, cette proposition de loi est un retour en arrière dangereux qui ignore les alertes scientifiques et la volonté citoyenne.
Le consentement n'est pas une option
Monsieur le Sénateur, la démocratie repose sur le consentement.
Nous ne consentons pas à ce que notre santé soit mise en balance avec des intérêts productivistes à court terme.
Nous ne consentons pas à l'empoisonnement silencieux de nos sols et de notre eau.
Réintroduire une substance bannie, c’est forcer les Français à accepter un risque environnemental qu’ils ont déjà explicitement rejeté. Quand le peuple dit "non" aux pesticides tueurs d'abeilles, "non" signifie "non".
Un constat scientifique sans appel
L'acétamipride n'est pas "inoffensif". La science est claire :
Impact Neurotoxique : Comme tous les néonicotinoïdes, cette molécule agit sur le système nerveux central des pollinisateurs, entraînant leur mort et l'effondrement de la biodiversité.
Santé Humaine : Des études pointent des risques de perturbation du développement cérébral, particulièrement chez les fœtus et les jeunes enfants.
Persistance : Ces produits ne s'arrêtent pas à la cible ; ils contaminent durablement les nappes phréatiques et l'ensemble de la chaîne alimentaire.
Pour l'avenir de nos enfants
Nous avons le devoir moral de léguer à nos enfants un monde où la biodiversité n'est pas un souvenir dans les livres. Un avenir sans pesticides n’est pas une utopie, c'est une nécessité vitale.
Soutenir nos agriculteurs, oui, mais par la recherche d'alternatives durables et agroécologiques, pas par la fuite en avant chimique.
Protéger le vivant pour garantir la sécurité alimentaire de demain.
Nous demandons aux députés de rejeter fermement cette proposition de loi. Pour notre santé, pour nos abeilles et pour le droit de nos enfants à un environnement sain.
Nous avons parfois repris les articles de l'association amie, Bondy écologie, qui a cessé ses activités. Elle était membre de France Nature Environnement.
Ensemble, nous sommes intervenus contre la vente du garage municipal, et nous avons gagné, nous avons accompagné les résidents de l'ancienne clinique Michelet, et nous avons gagné, nous avons lutté contre les nuisances de la ligne 15, et la mobilisation doit se poursuivre.
Si vous voulez retrouver leurs articles, cliquez sur le lien suivant : https://bondyecologie.blogspot.com/
Une information et une réflexion du site Reporterre, à retrouver en entier en cliquant ICI
Un rapport d’EDF est bloqué par l’État. Celui-ci démontre que varier la puissance des réacteurs a des limites économiques et techniques. Un document inflammable, à l’heure où l’avenir énergétique du pays est en débat.
Il devait éclairer un débat crucial sur l’avenir énergétique du pays. Il n’est jamais sorti. Depuis des semaines, un rapport interne d’EDF sur la modularité du parc nucléaire français est tenu à l’écart du débat public. Officiellement, pour éviter toute « instrumentalisation ». Officieusement, parce qu’il touche à une ligne de faille devenue trop sensible : jusqu’où peut-on pousser le nucléaire à jouer les variables d’ajustement d’un système électrique bouleversé par l’essor des renouvelables ?
La question n’a rien d’anecdotique. À la veille de la publication de la Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE), ce document interne est devenu un objet politique inflammable, au point de cristalliser des tensions inédites au sein même d’EDF. Selon La Lettre, sa non-parution a provoqué un bras de fer entre la direction du groupe, représentée par Bernard Fontana, et Cédric Lewandowski, responsable du parc nucléaire, favorable à sa publication. Un rapport qui dérange, donc, mais que l’on préfère étouffer.
Un jeu perdant-perdant
Pourtant, sur le fond, le sujet n’a rien de nouveau. « Le parc des réacteurs français peut faire de la modulation de puissance pratiquement depuis sa création », rappelait en 2025 Olivier Dubois, de l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection (ASNR) face à l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et techniques (Opecst). Concrètement, cela signifie que plusieurs réacteurs peuvent passer de 100 % à 20 % de leur puissance en quelques dizaines de minutes, parfois deux fois par jour. Ce « suivi de charge », longtemps marginal, concerne désormais près des deux tiers du parc. Une pratique devenue presque banale à mesure que le solaire et l’éolien injectent sur le réseau une électricité intermittente, prioritaire, impossible à stocker massivement à ce stade.
Lire l'article complet sur Reporterre en cliquant ICI.
La ruée des États-Unis sur le Groenland incarne le stade avancé du capitalisme où, s’affranchissant du droit et de l’humanité, la quête des ressources, l’appât du gain et le technofascisme attisent la catastrophe écologique.
Donald Trump a beau nier le réchauffement climatique, il sait aussi en tirer des opportunités et des perspectives de profit. Son désir de conquête du Groenland s’inscrit dans une histoire longue du colonialisme, mais la fonte des glaces vient ouvrir de nouveaux possibles. Une terre largement inexploitée s’esquisse à l’horizon. Avec toute sa richesse, ses mines, et ses sources d’énergie.
Le pouvoir étasunien, associé aux milliardaires de la tech, rêve de faire de ce bout de territoire, aux confins du monde, la vitrine d’une société futuriste, libertarienne et extractiviste. On pourrait croire que c’est du délire. Mais de ceux dans lesquels notre époque se complaît. Derrière l’offensive de Donald Trump en Arctique, les barons noirs de la Silicon Valley sont en embuscade. Avec leurs fantasmes technofascistes qui irriguent désormais directement les sphères au pouvoir.
Au Groenland, une future « freedom city » privée ?
Dans son récent livre Le capitalisme de l’apocalypse (ed. du Seuil), le chercheur canadien Quinn Slobodian étudie la sinistre utopie de ces ultrariches qui veulent faire sécession. Le retour de Trump à la Maison Blanche leur donne des ailes. Ils prophétisent désormais la fin de la démocratie libérale et cherchent à créer un capitalisme à l’état pur, débarrassé de toute contrainte sociale. Leur objectif ? Un futur privatisé fait d’enclaves et de cités-États dirigées comme des entreprises.
Depuis plusieurs années, le Groenland est dans leur viseur. Ils rêvent d’en faire une zone économique spéciale et un paradis fiscal. Une « freedom city » (« ville de la liberté ») dont parle ouvertement l’un des grands pontes de la tech, Peter Thiel, le fondateur de PayPal et patron de la firme de surveillance Palantir, grand financeur du trumpisme. Ce libertarien prône la création de ville privées et apatrides, exemptées de taxes.
D’après une enquête de l’agence de presse Reuters, il s’est associé à l’ingénieur informatique et investisseur Marc Andreessen — conseiller informel du désormais dissous Département de l’efficacité gouvernementale (Doge) d’Elon Musk — pour injecter des sommes colossales dans l’entreprise Pronomos Capital qui a lancé plusieurs projets de villes start-up dans le monde.
Pronomos a aussi investi dans une entreprise de construction, Praxis, qui a jeté son dévolu sur le Groenland. Son fondateur, Dryden Brown, s’est rendu sur place en novembre 2024 dans l’objectif d’acheter le territoire. Il en est reparti avec l’idée d’en faire un prototype de colonie martienne, comme il le racontait dans une série de tweets. Un hub où se développerait toute une série de technologies émergentes, des IA aux miniréacteurs nucléaires.
« Les technofascistes ont pris le pouvoir »
Cela pourrait sembler risible, mais c’est très sérieux. Comme le racontent les deux journalistes Nastasia Hadjadji et Olivier Tesquet, dans leur dernier livre Apocalypse nerds (ed. Divergences, 2025), « les technofascistes ont pris le pouvoir » et ils nous plongent sciemment dans leur « Moyen Âge du futur ».
En tout cas, ils s’en donnent les moyens. Praxis a reçu plus de 525 millions de dollars de financement pour creuser cette idée de « freedom city ». L’ancien associé de Peter Thiel, Ken Howery, a été désigné par Trump pour diriger l’ambassade des États-Unis au Danemark. C’est cet autre libertarien, adepte lui aussi des villes privées, qui est aujourd’hui en train de conduire les négociations pour tenter d’acquérir le Groenland.
A lire en entier sur le site Reporterre, en cliquant ICI.
L’attaque du Venezuela par Donald Trump s’inscrit dans un plan cohérent. Les carbofascistes veulent s’emparer des dernières ressources planétaires pour prolonger leur mode de vie impérial.
« Drill, baby drill », soit « fore, chéri, fore ». Il fallait prendre au sérieux le slogan de Donald Trump scandé lors de sa seconde investiture, il y a à peine un an, et sa défense tous azimuts de l’extractivisme. Le voilà désormais qui attaque le Venezuela pour s’emparer de la plus grande réserve pétrolière de la planète.
Cette séquence, au-delà de nous plonger dans la sidération et de faire voler en éclat le droit international, atteste que nous changeons d’époque. L’impérialisme carbofasciste impose son tempo, au détriment des populations et des écosystèmes. Nous plongeons, à l’heure du désastre climatique, dans une géopolitique du Far West et du pillage, où le capital prospère sous haute protection militaire et où l’accaparement des dernières ressources exploitables et disponibles se fait au bruit des canons.
Comment interpréter ce qui arrive d’un point de vue écologique ? Dans quel programme expansionniste et destructeur s’inscrit la séquence actuelle et quelle mutation du régime économique mondial fait-elle entrapercevoir ?
« Nous allons extraire du Venezuela une quantité colossale de richesses »
Il est frappant de constater qu’à l’inverse de son prédécesseur George W Bush et la guerre en Irak, en 2003, l’actuel président étasunien ne s’encombre plus de justifications d’ordre humanitaire ou démocratique pour légitimer ses velléités de prédation. La lutte contre le narcotrafic est un vernis qui ne trompe personne et Trump parle ouvertement du pétrole. Le mot a été prononcé plus de vingt fois lors de son discours samedi 3 janvier.
« Nous allons demander à nos très grandes compagnies pétrolières américaines, les plus importantes au monde, d’intervenir et d’investir des milliards de dollars, a notamment expliqué le président. Nous allons extraire du sol du Venezuela une quantité colossale de richesse. »