« Je ne me posais pas trop de questions. En école d’ingénieurs, quand tu veux agir pour le climat, tu bosses sur les énergies renouvelables, c’est la voie toute tracée. » Cette voie, Johanna l’a finalement quittée. Ou plutôt désertée. Alors élève de l’école Polytechnique, elle a fait le choix en 2019 d’abandonner sa thèse sur les énergies renouvelables.
« À Polytechnique, j’avais la tête dans le guidon. La désertion, c’est arrivé au Danemark. Là-bas, j’ai commencé à militer avec Extinction Rébellion contre un projet de gazoduc. Un soi-disant gaz de transition pour aller vers des énergies plus vertes. J’étais dans un pays se disant leader des renouvelables tout en faisant à fond de l’extraction de fossiles dans la mer du Nord. C’était tellement hypocrite. » Johanna s’engage ensuite en France en rejoignant des luttes contre des lignes THT et des projets d’éoliennes industrielles.
« Nous espérions détourner, réformer, humaniser nos industries, nos employeurs, nos postes. En vain »