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« La lutte contre le dérèglement climatique et l’effondrement de la biodiversité ne souffre aucune pause », estime le chercheur Dorian Guinard en réponse à Emmanuel Macron qui réclame une pause règlementaire même en matière environnementale.
Le président de la République Emmanuel Macron, dans un discours prononcé le 11 mai sur « la stratégie pour accélérer notre réindustrialisation », a employé une expression qui a fait couler beaucoup d’encre : « On est devant en terme réglementaire, des Américains, des Chinois ou tout autre puissance au monde. On s’est donné les objectifs 2050, 2030 pour décarboner, réduire les phytos etc. Moi j’appelle à la pause réglementaire européenne. Maintenant il faut qu’on exécute. Il ne faut pas qu’on fasse de nouveaux changements de règles parce qu’on va perdre tous les acteurs ».
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L’inflation des prix alimentaires après l’invasion en Ukraine a touché de plein fouet les populations pauvres dans le monde entier. À l’autre bout de la chaîne, les entreprises de négoce en profitent via la spéculation sur les marchés financiers.
Tout le monde peut le constater en faisant ses courses : se nourrir coûte toujours plus cher. En mars, les prix alimentaires ont encore augmenté de près de 2 % sur un mois, et de près de 16% sur un an ! « Autant l’année dernière, c’était vraiment les prix des énergies fossiles et du pétrole qui avaient tiré l’inflation à la hausse, autant là, ce sont les prix des matières premières alimentaires », pointe Lorine Azoulai, chargée de plaidoyer souveraineté alimentaire à l’ONG CCFD-Terre solidaire.
L’inflation qui a débuté après le pic de la crise du Covid 19 s’est nettement accélérée avec le début de l’invasion russe en Ukraine, fin février 2022. Avant le 24 février de l’an dernier, l’Ukraine était l’un des plus gros exportateurs au monde de maïs, de blé et d’huile de tournesol. La Russie est de son côté le premier exportateur de blé. Au printemps 2022, le conflit à l’est de l’Europe a fait exploser les prix de ces matières premières alimentaires, en particulier au Moyen-Orient et en Afrique.
« Après le 24 février 2022, tous les pays qui étaient très dépendants des importations de céréales pour leur alimentation ont été très durement impactés. Au Liban, le prix du pain a par exemple augmenté de 70%, il a quasiment doublé au Soudan, explique Lorine Azoulai. Certains pays importent, en grande partie de l’Ukraine et de la Russie, quasiment 80 % des céréales qui constituent les denrées alimentaires de base de la population. »
Le prix des céréales ont de nouveau baissé depuis l’été 2022, quand un accord international a été négocié pour poursuivre les exportations ukrainiennes. Mais la situation alimentaire reste tendue dans de nombreux pays. « Au niveau mondial, bien que les prix internationaux aient fléchi, les prix locaux des denrées alimentaires restent élevés et continuent de gravement entraver l’accès à la nourriture », souligne l’organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) dans son rapport mensuel de mars 2023. Le 3 mai, la FAO a annoncé qu’environ 258 millions de personnes dans 58 pays et territoires ont été confrontées à une insécurité alimentaire aiguë en 2022, contre 193 millions de personnes dans 53 pays et territoires une année plus tôt.
1,9 milliard de dollars de bénéfices
Dans le même temps, les acteurs spéculatifs engrangent les profits. « Un groupe de dix fonds spéculatifs a réalisé un bénéfice estimé à 1,9 milliard de dollars en misant sur la flambée des prix des denrées alimentaires au début de la guerre en Ukraine », pointe la cellule d’investigation de Greenpeace, Unearthed, dans une enquête publiée le 14 avril, réalisée conjointement avec le collectif d’investigation néerlandais Lighthouse Reports et reprise dans le journal britannique The Guardian.
Ces fonds spéculatifs « ont réalisé ces profits exceptionnels grâce à des techniques de "suivi de tendance", qui impliquent l’utilisation d’algorithmes pour repérer les hausses ou les baisses de prix et acheter ou vendre automatiquement des produits financiers dérivés en réponse à ces hausses ou baisses, détaille l’enquête. Début mars 2022, les prix à terme du blé – contrats d’achat de boisseaux de blé à un prix fixé à une date donnée – avaient bondi de 50 % en un mois, atteignant leur niveau le plus élevé depuis 14 ans », soulignent encore les deux organisations.
« Les marchés financiers viennent spéculer sur le dos de la faim dans le monde. C'est profondément immoral ! »
La hausse des prix est alors plutôt causée par ces comportements spéculatifs sur les marchés des matières premières alimentaires que par une réelle pénurie de céréales, défend dans cette enquête le rapporteur spécial de l’Onu sur le droit à l’alimentation, Michael Fakhri. « La financiarisation des marchés de matières premières, liée à la création d’indices de matières premières négociables par les grandes banques, était déjà visible lors de l’explosion et de la chute des prix des matières premières au cours de la première décennie du nouveau millénaire, concluait aussi le rapport 2022 des Nations unies sur le développement et le commerce [1]. La participation croissante des investisseurs financiers au commerce des produits de base pour des motifs purement financiers est un facteur contribuant à la hausse des prix », soulignent aussi les Nations unies.
Expert de l’énergie, le chercheur Cédric Philibert s’interroge dans un livre sur l’hostilité française aux éoliennes. Pour lui, notre retard sur les renouvelables est dangereux, alors que l’arrivée de nouveaux réacteurs nucléaires reste hypothétique.
Basta! : Existe-t-il réellement une large hostilité en France envers les éoliennes ?
Cédric Philibert est un analyste de l’énergie et du climat. Chercheur associé à l’Institut français des relations internationales, il enseigne à Sciences Po-Paris. Il a travaillé de 2000 à 2019 à l’Agence internationale de l’énergie. Il a publié en mars aux éditions les Petites Matins Éoliennes, pourquoi tant de haine ?.
Cédric Philibert : Cette hostilité s’exprime depuis une dizaine d’années. Elle s’est exprimée au travers d’associations qui se sont montées pour fédérer les oppositions. Il s’agit par exemple de la Fédération environnement durable, de l’association Vent de colère, etc. Cette hostilité s’exprime aussi par une fraction du lobby nucléaire qui voit les renouvelables, et notamment les renouvelables variables – le solaire et l’éolien – comme quelque chose qui handicape gravement l’avenir du nucléaire.
Beaucoup des arguments que ces groupes utilisent sont nés aux États-Unis et en Australie dans les cercles d’extrême droite financés par les lobbys des énergies fossiles. Mais ils ont été adaptés au contexte français. Aux États-Unis et en Australie, ces positions anti-éoliennes vont en général de pair avec un argumentaire climato-négationniste. Cela s’est transformé en France en un discours qui met en avant le nucléaire comme le meilleur atout contre le changement climatique.
Quels sont les autres arguments des anti-éoliens en France ?
On retrouve des éléments de langage similaires chaque fois qu’il y a un projet éolien. Souvent, il y a une opposition locale plus ou moins importante, des gens qui peuvent être mécontents pour plein d’autres raisons, comme l’absence de services publics. Le projet éolien va fixer les colères, car il vient perturber notre environnement tranquille pour quelque chose qui ne va pas nous bénéficier directement.
Des spécialistes de la désinformation y ajoutent des arguments que les gens ne trouvent pas tous seuls. Ce sont des arguments liés à la présence de béton et d’acier, à la biodiversité, à l’occupation des territoires et à la variabilité… Ils disent l’éolien ne sert à rien puisque cela ne produit de l’électricité que quand il y a du vent ; ils soulignent qu’en France, on a déjà une électricité décarbonée avec le nucléaire, etc. Voilà les grands motifs. S’y joint souvent une comparaison avec l’Allemagne, selon laquelle ce pays relance le gaz et le charbon à cause de la variabilité du solaire et du vent. Ce qui est un parfait mensonge. L’Allemagne a doublé sa production d’énergies renouvelables entre 2010 et 2021 et réduit dans le même temps de 35 % sa consommation de charbon.
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Les annonces du ministère de l’Agriculture en matière de pesticides, notamment sur le S-métolachlore, vont dans le sens des revendications du syndicat agricole majoritaire. Ce dernier mène un lobbying intense contre toute forme d’interdiction.
La « cogestion » de la politique agricole se poursuit entre le ministère de l’Agriculture et la FNSEA (Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles). Dernière illustration le 30 mars : le jour même de la présentation du « plan Eau » du gouvernement, Marc Fesneau, ministre de l’Agriculture, annonce au congrès annuel de la FNSEA vouloir revenir sur la procédure d’interdiction du S-métolachlore. Cet herbicide est pourtant responsable d’une vaste contamination des nappes phréatiques et est considéré comme « très toxique » pour le milieu aquatique par l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses).
Celle-ci est d’ailleurs dans la ligne de mire du ministre. Le 15 février, l’agence a annoncé engager une procédure de retrait des principaux usages des produits phytopharmaceutiques contenant la substance active S-métolachlore, afin de « préserver la qualité des ressources en eau ». Malgré la pression du ministre de l’Agriculture, l’Anses a confirmé l’interdiction ce jeudi 20 avril, en signant un avis définitif [1].
En demandant à l’Anses « une réévaluation de sa décision sur le S-métolachlore », Marc Fesneau s’attaque à l’indépendance de l’agence. Celle-ci est en effet en charge de l’évaluation des risques et de l’autorisation des pesticides depuis 2014 [2]. Pour justifier sa remise en cause de l’expertise de l’Anses, le ministre explique que cette décision « n’est pas alignée sur le calendrier européen », qu’elle induit une distorsion de concurrence, et est prise « sans alternatives crédibles ». Face aux critiques, il persiste dans une tribune publiée le 1er avril sur son compte Twitter. En creux se profile un lobbying intense mené ces dernières semaines par le syndicat agricole majoritaire qui n’envisage pas un modèle agricole sans pesticides de synthèse, malgré les ravages que ceux-ci produisent sur l’environnement et la santé humaine.
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« Garder la planète habitable, c’est prendre conscience des enjeux liés aux déchets. La question de leur gestion ne peut se traiter qu’en reconnaissant le travail et l’expertise des premier·es concerné·es ». Alors que les travailleur·euses du déchet sont engagés dans une grève contre une « réforme antisociale et antiécologique, productiviste, qui vise à surexploiter davantage la planète, les femmes, les hommes », un arc de militant·es de l’écologie radicale leur exprime sa solidarité.
Nous sommes syndicalistes, activistes dans des collectifs de l’écologie radicale, sociale ou populaire, militant·es politiques, personnalités.
Depuis 15 jours, les salarié·es du secteur des déchets, éboueuses et éboueurs, balayeurs, chauffeurs, ripeurs, ouvrières et ouvriers des centres de tri, salarié·es des incinérateurs, mènent une grève dure contre la contre-réforme des retraites, pour des conditions de vie et de travail acceptables, pour la dignité et le respect.
Alors qu’elle vient de passer en force au parlement, nous rappelons notre opposition à cette réforme anti sociale et anti écologique, productiviste, qui vise à surexploiter davantage la planète, les femmes, les hommes dans une illusion de croissance infinie, quand le partage du travail et la baisse du temps de travail sont les seules mesures raisonnables pour tendre vers la sobriété.
Nous apportons notre soutien total aux revendications sociales de ces salarié-es invisibilisé·es, dont le droit du travail est souvent bafoué. Nous rappelons que ces salarié-es ont entre 12 et 17 ans d'espérance de vie en moins que la moyenne des salarié·es et réclamons le retour des CHSCT. Nous saluons l’action quotidienne des militant·es locaux et de leurs soutiens parmi les habitant·es.
Le non ramassage des déchets ménagers montre de façon indiscutable la fonction essentielle de cette activité pour l’organisation de la cité et ses activités économiques, mais aussi comme rempart aux contaminations.
Les salarié·es du secteur des déchets sont des acteurs essentiels de notre organisation sociale, mais aussi les premiers travailleurs de l’écologie.
La limitation des déchets est un enjeu écologique prioritaire, au même titre que ceux du climat et de la biodiversité. La production des déchets est directement liée au mode de production et de distribution capitaliste. Elle a augmenté de façon exponentielle ces trente dernières années, et s’est encore accélérée depuis la crise du Covid-19 car, pour l'économie productiviste, le déchet est source de profit. Les déchets toxiques contaminent les sols, l’air et l’eau. Les déchets plastiques sont des perturbateurs endocriniens qui déséquilibrent l’ensemble du vivant.
Garder la planète habitable, c’est prendre conscience des enjeux liés aux déchets. C'est tendre vers une société où le déchet polluant n'existe pas. La question de la gestion des déchets ne peut se traiter qu’en reconnaissant le travail, l’expérience et l’expertise des premier·es concerné·es.
Pour toutes ces raisons, et au-delà de la mobilisation actuelle sur les retraites, nous appelons à multiplier les liens entre les acteurs des déchets et les militant·es écologistes. Contact : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. Rejoindre le réseau écodéchet 2023 ici.
Premières signatures :
Signatures individuelles :
Sébastien Abramson, Enseignant-chercheur, FERCsup CGT
William Addey, Seine Maritime, vétérinaire
Mélanie Antin, Doctorante à l’Université Paris Cité et militante
Marie-Anne Arrio, Syndiquée CGT, chercheuse CNRS
Jack Assoun
Thomas Aupy, Doctorant et militant
Igor Babou, Professeur à l'université Paris Cité
Sophie Babou, Psychologue du travail
Bally Bagayoko, Militant quartiers Populaires, CGT RATP, LFI-NUPES
Ludivine Bantigny, Historienne
Jacques Batisse
Arthur Béal, militant Europe Écologie- Les Verts Auberviliers (93)
Amara Benamara, Miltant, PEPS
Ahmed Berrahal, CGT RATP bus
Christine Blet, adjointe à la ville de Tours
Flore Berlingen, Autrice et militante associative
Eric Beynel, Ex porte parole de Solidaires et libraire
Martine Billard, Ancienne députée écolo, militante France Insoumise
Christophe Bonneuil, Historien, dir. de la coll. « Anthropocene »
Camille Borne, Militante CGT, ENS LYON
Antoine Boulangé, enseignant, CGT FERC Sup
Amine Boussejra, Doctorant en Physique
Mina Brisset, Militante écologiste
Nathalie Caspard, enseignante-chercheure
Adrielle Cendreuil, Poétesse
Philippe Chesneau, Ecologiste et syndicaliste
Jérôme Combe, Photographe
Sergio Coronado, Militant écologiste, ancien député.
Alexis Cukier, Attac, CGT Ferc Sup, Rejoignons-nous
Marcel Cunin, Alternatives et Autogestion
Clovis Daguerre, Co-secrétaire fédéral des Jeunes Écologistes
Jean-Luc Debard, PEPS, militant associatif
Stéphanie Deboeuf, Chercheuse, SNTRS - CGT
Julien Delalande, Seine-Maritime, Ingénieur
Pierre Delavie, Artiste plasticien
Kévin Dunglas, Co-fondateur de la coopérative Les-Tilleuls.coop
Didier Epsztajn, Entre les lignes entre les mots
Jean Fauché, Syndicaliste CGT retraité.e.s, Alternatives et Autogestion / PEPS, Réseau éco-syndicaliste
Patrick Farbiaz, Réseau écosyndicaliste, fondation Copernic
Fabrice Flipo, philosophe
Ivan Fouquet, Architecte
Mathieu Garnier, Militant FI et ex-candidat, livrets Planification écologique et énergie
L. Geigant
Thomas Giry, Co-secrétaire du Parti de Gauche du Val-de-Marne
Dominique Guidoni-Stoltz, militante LFI et SNESUP-FSU
Camille Hachez, Co-secrétaire fédérale des Jeunes Écologistes
Leïla seri Hartel
Angélique Huguin, Militante anti-nucléaire, engagée à Bure contre la mégapoubelle nucléaire de Bure, membre du Parlement de l'union Populaire
Aneth Hembert, Militante EELV
Guillaume Heuguet, Editeur
Yacine Ikhlef, chercheur CNRS, militant SUD Sorbonne Université
L'1consolable, Rappeur
Noreddine Iznasni, Militant des quartiers populaires, membre de l'union populaire
Karima Khatim, conseillère municipale LFI Le Blanc Mesnil
Andy Kerbrat, Député
Marjorie Keters, PEPS, Réseau écosyndicaliste
Johann Krebs, L'Appel au peuple
Hubert Labbé
Mornia Labssi, CGT, inspectrice du travail, militante des quartiers populaires
Jean Lafont, PEPS
Antoine Lalande, Doctorant à Sorbonne Université
Diego Landivar, Origens Medialab
Cécile Lavergne, Conseillère des francais de Colombie, Membre de l'Assemblée des francais de l'Etranger, PEPS-EELV
Stéphane Lavignotte, Pasteur, syndicat ASSO Solidaires, PEPS
Arthur Ledard, PEPS
Jean-Marc Le Hunsec, Formateur
Corinne Lellouche, Journaliste
Joelle Le Marec, Professeure au Muséum National d Histoire Naturelle
Frederic Lepine, CGT éducation
Catherine Libeaut, Conseillère des Français.es de l’Étranger aux Pays-Bas, Membre de l'Assemblée des Français.es de l’Étranger Benelux EELV-Français du monde adfe
Lililouve, militante pour une bascule écologique et sociale
Gabriel Lombard, Enseignant, militant écologiste
Elise Lowy, Militante écologiste
Odin Marc, Géophysicien au CNRS, SUD Recherche
Jean-Claude Mamet, Co-animateur du blog :syndicollectif.fr
Léo Mariani, Anthropologue
Nicolas Marie, Ingénieur et militant écologiste
Gilles Martinet, Géographe
Élisabeth Maset, Editrice, militante écologiste
Odile Maurin, Activiste anti validisme, élue municipale
Magali Moreau, PEPS, régisseur logistique événementiel
Bénédicte Monville, Elue municipale, ex élue régionale IDF
Chantal Pagot, Militante Marseille
Bruno Paternot, Conseiller municipal et Métropolitain de Montpellier
J-F Pellissier, Co-Porte parole d’ENSEMBLE
Evelyne Perrin, Stop Précarité
Eliane Pibouleau-Blain, Militante FI et associative à ATTAC et au CADE
Géraldine Paumier, Elue CGT à la CFVU-CAC de Sorbonne Université
Christine Poupin Porte-parole du NPA
Annie Pradoux, Militante écoféministe
Lucie Raymond, Enseignante chercheuse
Samira Saïdoune, CGT université de Grenoble
Eva Sandri, Syndicaliste, enseignante chercheuse à l'université Paul Valéry Montpellier 3
Melissa Savineau, Etudiante en écologie et militante
Alexandre Schon, Chercheur en Géographie, Animateur du Livret Numérique LFI/NUPES
Anthony Smith, Responsable syndical Ministère du travail
Christian Sunt, EPOC (Ecologie Politique,Objection de Croissance)
Yûki Takahata, Militante antinucléaire, réseau yosomono-net, LFI
Vincent Tenneson, Enseignant et syndicaliste
Dominique Thiriet : Syndicaliste
Topi Nambour
Olivier Vinay, Vétérinaire, prof agrégé de biologie, militant écosyndicaliste
Albin Wagener, Enseignant-chercheur
Joël Xavier, Professeur des Écoles
Katia Yakoubi, Animatrice livret quartiers populaires LFI
SIGNATURES COLLECTIVES
Syndicats
FERC SUP CGT ENS LYON
RES, Réseau écosyndicaliste
SUD Protection sociale 93
Collectifs, associations
Adelphi'cité
Alternatiba Paris
BVAM- Bien vivre à Melun
Conseil National de la Nouvelle résistance (CNNR)
Contre Attaque
Coordination des luttes locales Île de France
Le Collectif de défense des jardins d'Aubervilliers (JAD)
Collectif Vietnam-Dioxine
Dernière Rénovation
Extinction Rebellion Montreuil
Extinction Rebellion Paris Centre
Extinction Rebellion Paris-Est
Extinction Rebellion Paris-Nord
Extinction Rebellion Paris Rive Gauche
Extinction Rebellion Yvelines Est Sud
Laboratoire ecologique Ødechet
La Grande Ourcq (ressourcerie)
Maison du Peuple de Nantes
MystikPoetik
L’Offensive
Rejoignons-nous
Restes Ensemble, Montreuil (93)
Youth For Climate Paris/IDF
Zadart
Organisations politiques
ENSEMBLE!-Mouvement pour une Alternative de Gauche, Ecologiste et Solidaire.
Gauche Ecosocialiste
Les Jeunes Écologistes
Nouveau Parti Anticapitaliste
PEPS, Pour une Ecologie populaire et Sociale
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