Le maire de Bondy répond le 12 mai au Président d’Est Ensemble Habitat sur les réseaux sociaux. Il est question de la régularisation des charges de 2023.
A l'heure actuelle, quelques cités d’Est Ensemble Habitat ont reçu leur régularisation de charges, mais d’autres comme le Potager, Jules Guesde, le Stade, Lyssandre ou Neuburger ne connaissent pas encore à quelle sauce elles vont être mangées.
Les chiffres fournis par le maire minimisent les sommes réclamées : Bondy autrement a été saisi par des locataires à qui le bailleur réclame plus de 500 euros de régularisation.
L’échelonnement proposé de 75 euros mensuels n’est pas satisfaisant pour des locataires en difficulté, d’autant que les provisions vont devoir augmenter et que la situation des familles s’aggrave.
On aurait aimé que le maire ait le même intérêt pour les parents lorsque s'est posé le problème des factures de cantine !
Certes, demander aux locataires de se plier aux règles d’Est Ensemble Habitat pour vérifier les comptes et les contester n'est pas fait pour favoriser la transparence.
Mais pourquoi le maire ne s’est-il pas ému à propos des factures de cantine lorsque les parents venaient avec la preuve qu'il y avait une erreur ?
Le courrier du maire oublie d’ailleurs une petite question : à quoi sert le vice-président d’Est Ensemble Habitat désigné par sa majorité municipale ?
Le courrier du maire ne sert pas à grand-chose, sinon à prouver aux locataires et aux familles que leur colère est légitime.
Les amicales CNL de Blanqui et Bondy-nord appellent à un rassemblement mercredi 21 mai à 9 heures au 86 avenue Gallieni. Les locataires ont bien raison de se mobiliser pour demander de la transparence dans les comptes, des provisions plus justes et des échéanciers supportables !
Les réunions de Bondy autrement du vendredi à l'école Apollinaire sont ouvertes à toutes et tous.
La prochaine se tiendra donc le vendredi 9 mai, à 19 heures, comme d'habitude.
Il sera question de la régularisation ds charges d'Est-Ensemble Habitat qui sont déjà contestées par plusieurs locataires qui nous ont contacté.e.s.
Des communiqués et un article du Parisien ont informé d’une opération conjointe contre un réseau de marchands de sommeil à Bondy et Saint-Denis.
Évidemment, nous ne pouvons que nous en réjouir. Tout ce qui peut nuire à ceux qui profitent de la crise actuelle du logement est bon à prendre. Mais les marchands de sommeil que nous voyons opérer dans la ville ne fonctionnent pas en « réseau ». Cela semble donc bien dérisoire.
Et qu’est-ce que la préfecture et les mairies ont à proposer aux victimes, à part aller à leur rencontre pour les informer de leurs droits ?
En effet, s’il y a des marchands de sommeil, c’est que les locataires ne trouvent pas de logement abordable à louer.
Or, c’est à la préfecture et aux mairies de pousser à la création de ces logements sociaux nécessaires. Pourtant, elles poussent plutôt à leur destruction, comme à Blanqui.
Répondre aux besoins sociaux exige donc une autre volonté que de faire une opération et des communiqués.
Après cette opération conjointe, si la volonté est vraiment de trouver une solution aux victimes, les deux maires et la préfecture agiront pour la construction des logements sociaux dont les habitant.e.s ont besoin.
Parions que la mobilisation des citoyen.ne.s sera nécessaire pour aboutir à un résultat !
Bonjour,
Vous aviez posé une série de questions autour de la crise du logement. Vous trouverez ci-dessous la reprise de vos interrogations et les réponses apportées.
Questions de Bondy autrement, D Pierronnet
La crise du logement frappe particulièrement les familles populaires de notre ville. Le prix de l'immobilier et la diminution du nombre des chantiers de construction ont des répercussions majeures ; le logement social en particulier ne suffit pas à répondre aux besoins. La volonté d’exclure une partie des locataires des HLM ne résout pas non plus cette crise, que ce soit par le surloyer ou l’obligation de partir. D'un autre côté certains logements ne sont plus mis sur le marché de la location longue durée et sont réservés à la location temporaire, meublée ou non. Ce phénomène en expansion pose un réel problème dans les zones tendues. Nous voyons sur notre ville apparaître un marché réservé à des locations de type Airbnb. Cela gêne souvent les autres habitants par le bruit et les horaires des touristes, et peut aussi s’interroger sur le travail dissimulé d'employés qui ne sont pas déclarés, ou la concurrence inéquitable avec les professionnels du tourisme qui respectent les normes sociales. Bondy autrement souhaite connaître pour notre ville :- Combien de logements y a-t-il en location temporaire ?- Quelle est la typologie de ces logements (F1, F2, F3, pavillons...) ?- La municipalité prévoit-elle de réduire à 90 jours (au lieu de 120) le nombre de jours de location sur les plateformes ?- Comment et qui contrôlera le respect du nombre de jours ?- La municipalité mettra-t-elle en place un quota de meublés de tourisme ? Si oui quel sera-ce quota ?- Une modification du PLUi instaurant des zones interdites à de nouvelles locations temporaires sur la commune est-elle envisagée ?
Salutations citoyennes,
Pour Bondy autrement,
Dominique Pierronnet
Réponses apportées
- Combien de logements y a-t-il en location temporaire ?
- Quelle est la typologie de ces logements (F1, F2, F3, pavillons...) ?
2023
%
2024 *
%
Nombre de logements
3
31
+933,3%
Nombre de résidences principales
1
33,3%
18
58,1%
Nombre de résidences principales louées plus de 120 jours
0
0,0%
1
3,2%
Nombre de résidences secondaires
2
66,7%
13
41,9%
Nombres de changement d’usage accordés
2
66,7%
12
38,7%
Nombre de logements par typologie de logements
2023
%
2024 *
%
ST
0,0%
1
3,2%
T1
0,0%
3
9,7%
T2
1
3,2%
15
48,4%
T3
2
6,5%
8
25,8%
T4
0,0%
1
3,2%
T6
0,0%
2
6,5%
T012
0,0%
1
3,2%
Total général
3
31
Nombre de logements par typologie d'habitation
2023
%
2024 *
%
Appartements
3
100,0%
19
61,3%
Maisons
0,0%
12
38,7%
Total général
3
31
*Mise en place d’un dispositif de régulation au 2ème semestre 2024.
- La municipalité prévoit-elle de réduire à 90 jours (au lieu de 120) le nombre de jours de location sur les plateformes ?
Pas prévu pour le moment.
- La municipalité mettra-t-elle en place un quota de meublés de tourisme ? Si oui quel sera-ce quota ?
Pas prévu pour le moment.
- Une modification du PLUi instaurant des zones interdites à de nouvelles locations temporaires sur la commune est-elle envisagée ?
Il serait opportun de suivre l’évolution en 2025 et de mettre en œuvre les réajustements nécessaires.
- Comment et qui contrôlera le respect du nombre de jours ?
Pour assurer l’encadrement et le suivi de la mise en location des meublés touristiques, Est Ensemble et la Ville de Bondy ont révisé le règlement relatif au changement d’usage par délibération, respectivement les 25 juin et 5 octobre 2024.
Afin d’adapter ce règlement aux enjeux actuels, le Conseil Municipal a approuvé les mesures suivantes :
· Mise en place d’une procédure d’enregistrement et de déclaration préalable des meublés de tourisme ;
· Création d’un téléservice mutualisé de déclaration des meublés de tourisme pour fiabiliser les données et analyser leurs impacts sur le parc locatif privé ;
· Limitation à trois ans de la durée d’autorisation du changement d’usage ;
· Précision sur la décence du logement et exclusion de certains logements du champ de l’autorisation (notamment les logements sociaux ou aidés).
Après réception des données par les plateformes la mission Habitat Privé en assurera le traitement et les suites qui en découleront.
Concernant le suivi et le contrôle, Est Ensemble facilite les échanges avec les plateformes de location, dans la mesure où elles acceptent ces démarches. Par exemple, des demandes groupées ont été effectuées pour les communes ayant délibéré. C’est ainsi qu’Airbnb a instauré un numéro d’enregistrement courant novembre et a informé les hébergeurs de l’obligation de déclarer les meublés de tourisme. Airbnb transmettra annuellement les données, chaque début d’année.
Pour les autres plateformes comme Booking et Le Bon Coin, les échanges sont moins structurés, mais elles ont été sollicitées. Après réception des données, la mission Habitat Privé assurera leur traitement et les suites nécessaires.
En vous souhaitant de bonnes fêtes de fin d’année.
Sincères salutations.
P/o Stephen Hervé, Maire,
Le cabinet du Maire
