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Les mobilisations pour l’augmentation des salaires, des pensions et des minima sociaux continuent. Alors que se profile une nouvelle réforme des retraites, une journée de grève et de mobilisation est prévue en amont du 1er mai.

Par Emma Bougerol

« Les salarié-es du secteur public comme privé, les retraité-es, les jeunes partagent toutes et tous une même priorité face à l’augmentation du coût de la vie, il faut augmenter les salaires, les pensions, les allocations et les bourses étudiantes », revendiquent les syndicats dans un communiqué commun. La CGT, la FSU, Solidaires et l’UNSA, accompagnés de syndicats étudiants et lycéens (FIDL, MNL, Unef et VL), appellent à se retrouver dans la rue le jeudi 17 mars pour une nouvelle journée de mobilisation.

Le prix du carburant ne cesse d’augmenter, celui de l’énergie a bondi de presque 19 % - et devrait encore augmenter. L’inflation des prix à la consommation pour l’année 2021 avoisine les 3 %, du jamais vu depuis une décennie, soulignent Les Échos. Que faire ? « Combattre la stagnation des salaires », répondent les organisations syndicales d’une seule voix. « Force est de constater que c’est l’évolution des revenus par rapport à l’inflation qui est déterminante. » Augmenter les salaires, serait un « levier essentiel pour maintenir le pouvoir d’achat des ménages  », affirment-elles.

Ces hausses de prix atteignent d’abord les plus précaires : retraités, bénéficiaires de minima sociaux, salariés au SMIC, mais aussi les fonctionnaires. « Il est urgent d’agir sur le SMIC et le point d’indice. Il est indispensable que les minima de branche dans le privé et les grilles de salaires dans la fonction publique soient automatiquement relevés au niveau du SMIC », demandent les syndicats.

Les étudiants et la fonction publique main dans la main avec les salariés du privé

Les syndicats de la fonction publique répondent aussi présents [1]. Ils appuient la demande d’un dégel du point d’indice et d’une possibilité de renégociation de leur grille de salaires. « Les employeurs publics ne peuvent se dire exemplaires sans montrer l’exemple », rappellent-ils. La situation des établissements d’enseignement est un exemple parlant de la situation des services publics : recours à de plus de plus de contractuels aux contrats précaires, manque de professeurs, personnel à bout … Des récits d’une souffrance de l’éducation nationale à retrouver au fil des articles de basta!.

« La jeunesse est, elle aussi, confrontée à une grande précarité de vie et de travail, et à la pauvreté », précise le communiqué. Ils voient leur pouvoir d’achat baisser, à la fin d’un quinquennat pauvre en soutien. L’Unef souligne une hausse de 2,5 % du coût de la vie étudiante en 2021, dans une étude annuelle du syndicat étudiant : « Cette année, plusieurs mesures gouvernementales ont d’autant plus aggravé la précarité des étudiant·e·s : la suppression du repas Crous à 1 € pour tous et toutes, la réforme des APL. Cela se rajoute déjà au fait que le coût du logement ne cesse d’augmenter du fait de loyers plus élevés. »

Les syndicats soutiennent et appellent aussi à d’autres mobilisations. Celle du 8 mars, pour l’égalité salariale femmes-hommes et la revalorisation des « métiers féminisés » et celles des différents secteurs, pour créer les conditions, ils l’espèrent, d’un « grand 1er mai unitaire ».

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