La Mission Locale pour l'Emploi des jeunes de Bondy est dans la tourmente, comme l'évoquait un article sur le site du Parisien. En effet, nous avions déjà dénoncé il y a deux ans les pratiques douteuses qui avaient abouti à la condamnation de la Mission locale et de son directeur pour « délit d'entrave ». À l'époque, personne n'y avait trouvé à redire : ni Madame Thomassin, la maire, ni Madame Badoux, son adjointe, chargée de la Mission Locale, ni Stephen Hervé, alors dans l'opposition.

Tout le monde se satisfaisait des magnifiques résultats affichés sans s'étonner que les jeunes sans emploi restaient pourtant bien réels dans la ville ! L'affichage des élus qui parlaient de la meilleure mission locale de France laissait imaginer qu'un accompagnement social pouvait remplacer une politique de plein emploi, version locale de l'idée macronienne de « traverser la rue », mais à Bondy.

Or, la réalité était, malheureusement, bien différente !

Irresponsabilité des élus passés et présents, choix de privilégier la communication politique contre la résolution réelle des problèmes, rapports ambigus de la hiérarchie vis-à-vis du personnel, la Mission locale semble bien être le nom des problèmes de toute la gestion municipale. Il est temps que les citoyens s'en mêlent, l'opacité ne fait qu'aggraver le mal.

Chacun sait que la mairie de Bondy a été victime d'une cyber-attaque au rançongiciel en novembre 2020. La raison en est l'insuffisance des protections et sauvegardes.

Certes, d'autres collectivités, et même des hôpitaux, ont aussi été victimes de ce type d'attaques, mais elles traduisent l'insuffisance d'investissement dans la sécurité informatique. Force est de constater que la ville de Bondy n'a pas été à la hauteur, et ce depuis plusieurs années. Madame Thomassin ne l'a pas prévu, et M. Hervé n'a pas réagi assez vite face à ce risque.

Il faut croire que pour ces deux maires, la publicité qu'ils se font avec l'installation des caméras de vidéo-surveillance est plus rentable politiquement, mais on voit aussi que c'est moins efficace pour le bien-être de nos concitoyens.

Dans ce contexte, le retard du versement de la paie de mars aux employés de la mairie est un nouveau scandale : le service public vit principalement par les agents qui travaillent au service des habitants, les salaires dans la fonction publique territoriale sont notoirement insuffisants et il est inimaginable que la paie ait été touchée avec une semaine de retard en avril 2021 pour certains agents. Il est indispensable que la mairie prenne en charge les agios dus à sa propre défaillance.

Prendre soin des agents de la ville, c'est leur permettre de prendre soin du public bondynois. Il ne devrait pas y avoir d'autres priorités. À propos qu'en est-il du versement des indemnités aux élus ? Ont-ils subi un tel retard ?

Nous mettons en ligne le tract des syndicats CGT, FO et CFDT des employés de la mairie, diffusé le 3 septembre.

 

Les personnels des centres de loisirs (directeurs et animateurs) n'en peuvent plus:

- Précarité (non-titularisation) : pour certains, 14 ans d'ancienneté et toujours en CDD. Qui dit mieux ?

- Souffrance au travail: stress continu qui conduit à des arrêts de travail. Certains professionnels viennent quand même travailler malades.. Pas de médecin du travail depuis plusieurs mois...

- Surcharge de travail: 30 heures de travail supplémentaires payées 8.

- Manque de moyens matériels.

- Manque de moyens humains : non remplacement des animateurs absents, non-respect de la loi : trop d'enfants par animateur.

- Surcharge bureaucratique qui transforme le métier (moins de temps pour encadrer le animateurs et s'occuper des enfants).

- Beaucoup de responsabilité pour très peu de reconnaissance.

 

Voilà pourquoi les directeurs et animateurs de centres de loisirs sont en grève aujourd'hui (le 4 septembre).

Les trois organisations syndicales ont remonté les problèmes à la collectivité depuis le mois de juin dernier. Un préavis de grève pour le 4 septembre a été déposé le 26 août. La municipalité n'a pas réagi.

Suite au dépôt du préavis, nous avons été reçus par la collectivité (obligation légale) pour dialoguer et tenter de trouver des solutions pour empêcher cette grève. Des miettes ont été proposées. La municipalité n'a pas anticipé et ne vous a pas prévenus.

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Voici le courrier que le syndicat CGT a rendu public.

 

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