Le Conseil d'Administration extraordinaire de la mission locale qui s'est déroulé début mai annonce la liquidation économique de la structure dans les prochaines semaines.

Rapide historique :

Fin 2020, notre syndicat alerte les pouvoirs publics et demande des audits pour que les salariés puissent continuer d'accompagner la jeunesse bondynoise dans les meilleures conditions.

En effet, derrière de très (trop) bons résultats se cachent les agissements du directeur en place depuis 2001 : pressions aux résultats, falsifications de chiffres, gestion financière plus qu'approximative,...

Début 2021, suite au licenciement du directeur, la situation ne s'améliore pas. La gouvernance bancale, sur fond d'annulation des élections municipales, ne permet pas aux salariés de retrouver une pratique saine.

Les bien trop tardifs audits menés par le cabinet ADEL enfoncent le clou.

 

Résultat : la structure doit reverser à I'État la totalité des subventions liées à la Garantie Jeune depuis 2018 et I'État, qui n'a plus confiance, refuse la mise en place du CEJ...

 

Alors on éparpille façon puzzle et on liquide en cachette

Tout d'abord on fait courir le bruit d'une absorption par une mission locale voisine. La MIRE ? La LYR ? La MIEJ493 ?

 

Qui n'en veut ? Pour l'instant, personne.

Dans le même temps on propose des licenciements économiques et des ruptures conventionnelles à qui veut.

 

Ces deux derniers mois, la structure est passée de 25 à 6 salariés ! Et on leur demande de continuer d'accompagner 1500 jeunes dont 300 encore en Garantie Jeunes ? Chut ! Faut pas que la jeunesse le voie...

 

Et pour finir, les salariés apprennent la liquidation le 21 mai lors d'un conseil municipal diffusé sur

YouTube !!! Surtout ne pas leur dire en face...

 

La CGT fait donc un appel aux pouvoirs publics pour que :

- La santé des salariés restant soit protégée !

- Cette mission locale continue d exercer son service public pour l'insertion des jeunes bondynois avec les salariés qui le souhaitent !

- Que les salaires et les indemnités de licenciement soient assurés jusqu'au bout !

 

Syndicat CGT ML et insertion IDF

263 rue de Paris - case 536

93515 Montreuil Cedex

Les sections syndicales CGT, FO et CFDT des employés de la mairie appelaient à un débrayage lundi 28 mars contre la remise en cause d'un certain nombre d'avantages acquis, autour de la loi imposant les 1607 heures annuelles dans les mairies. Cet appel était d'ailleurs national.

Devant l'absence de prise en compte de leurs revendications, elles ont sorti une nouvelle expression.

"La direction générale reste indifférente, un élu chargé du personnel est invisible... En bref, le respect de la réglementation, les conditions de travail des agents ne semblent pas les intéresser.

Le mépris du dialogue social et le mépris des agents continuent !  

La municipalité ne donne aucune suite à nos revendications.

Nous reviendrons vers vous pour des prochaines mobilisations plus percutantes".

 

 

La Mission Locale pour l'Emploi des jeunes de Bondy est dans la tourmente, comme l'évoquait un article sur le site du Parisien. En effet, nous avions déjà dénoncé il y a deux ans les pratiques douteuses qui avaient abouti à la condamnation de la Mission locale et de son directeur pour « délit d'entrave ». À l'époque, personne n'y avait trouvé à redire : ni Madame Thomassin, la maire, ni Madame Badoux, son adjointe, chargée de la Mission Locale, ni Stephen Hervé, alors dans l'opposition.

Tout le monde se satisfaisait des magnifiques résultats affichés sans s'étonner que les jeunes sans emploi restaient pourtant bien réels dans la ville ! L'affichage des élus qui parlaient de la meilleure mission locale de France laissait imaginer qu'un accompagnement social pouvait remplacer une politique de plein emploi, version locale de l'idée macronienne de « traverser la rue », mais à Bondy.

Or, la réalité était, malheureusement, bien différente !

Irresponsabilité des élus passés et présents, choix de privilégier la communication politique contre la résolution réelle des problèmes, rapports ambigus de la hiérarchie vis-à-vis du personnel, la Mission locale semble bien être le nom des problèmes de toute la gestion municipale. Il est temps que les citoyens s'en mêlent, l'opacité ne fait qu'aggraver le mal.

Nous reproduisons le tract des syndicats CGT, FO et CFDT des employés de la mairie

 

Un an après le changement d'équipe municipale nous ne pouvons plus nous contenter de l'attentisme actuel et des dysfonctionnements récurrents en termes de gestion des ressources humaines.


Y'EN A MARRE DE L'EXCUSE DE LA CYBER-ATTAQUE

- Des paies qui arrivent en retard et qui sont souvent fausses
- Des heures supplémentaires qui s'accumulent sans être payées
- Des agents qui ne peuvent faire valoir leurs droits à retraite faute de transmission des cotisations aux organismes concernés
- Des impôts qui ont été prélevés à la source mais non déclarés par l'administration provoquant des redressements du fisc

 

Y'EN A MARRE D'UNE DIRECTION GENERALE QUI NE REPOND PAS AUX DEMANDES ET QUI LAISSE LES AGENTS EN SOUFFRANCE


- Pas de moyens à la DRH : personne ne décroche au téléphone, ne répond aux mails, pas d'interlocuteurs pour les agents
- Une DG insensible et déconnectée du terrain qui n'assume pas ses responsabilités
- Aucune réponse aux demandes des animateurs sur leur avenir
- Combien de départs non remplacés, qui fait le travail ?

 

Y'EN A MARRE DE TRAVAILLER TOUJOURS PLUS SANS RECONNAISSANCE

 

- Hausse du temps de travail quotidien, perte de congés, perte d'heures supplémentaires: la municipalité revient sur nos
acquis sans aucune concertation
- Nous n'acceptons pas la hausse du temps de travail des agents de catégorie C sans augmentation de salaire.
- Et à la place on nous jette des miettes avec une prime cyberattaque de 50 €. Monsieur le maire est trop bon....

STOP : Les organisations syndicales et les communaux de Bondy attendent ENFIN des résultats...

A défaut de vraies réponses concrètes très rapides nous prendrons nos responsabilités pour faire entendre la voix des agents par tous les moyens.


SOYONS NOMBREUX A VENIR A UNE ASSEMBLEE GENERALE LE MARDI 5 OCTOBRE 2021 DE 9H å 11H
DEVANT L' ACCUEIL MAIRIE
SACHEZ QUE VOUS AVEZ DROIT A 1H D'INFORMATION SYNDICALE SI VOUS SOUHAITEZ VENIR

Chacun sait que la mairie de Bondy a été victime d'une cyber-attaque au rançongiciel en novembre 2020. La raison en est l'insuffisance des protections et sauvegardes.

Certes, d'autres collectivités, et même des hôpitaux, ont aussi été victimes de ce type d'attaques, mais elles traduisent l'insuffisance d'investissement dans la sécurité informatique. Force est de constater que la ville de Bondy n'a pas été à la hauteur, et ce depuis plusieurs années. Madame Thomassin ne l'a pas prévu, et M. Hervé n'a pas réagi assez vite face à ce risque.

Il faut croire que pour ces deux maires, la publicité qu'ils se font avec l'installation des caméras de vidéo-surveillance est plus rentable politiquement, mais on voit aussi que c'est moins efficace pour le bien-être de nos concitoyens.

Dans ce contexte, le retard du versement de la paie de mars aux employés de la mairie est un nouveau scandale : le service public vit principalement par les agents qui travaillent au service des habitants, les salaires dans la fonction publique territoriale sont notoirement insuffisants et il est inimaginable que la paie ait été touchée avec une semaine de retard en avril 2021 pour certains agents. Il est indispensable que la mairie prenne en charge les agios dus à sa propre défaillance.

Prendre soin des agents de la ville, c'est leur permettre de prendre soin du public bondynois. Il ne devrait pas y avoir d'autres priorités. À propos qu'en est-il du versement des indemnités aux élus ? Ont-ils subi un tel retard ?

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