Nous avons obtenu quelques chiffres auprès du ministère du logement, nous vous les livrons parce que l’information citoyenne est une des conditions d’une vraie démocratie*.

D’abord, il y a 9 421 logements sociaux répartis en 16 propriétaires, dont le plus important est Bondy Habitat (5595 logements).

Certes, les constructions sur Bondy ne cessent de pousser comme des champignons au bénéfice de société immobilières qui proposent des appartements à la vente à des montants que peu de Bondynois pourront se payer.

Il est d'autant plus lamentable que plutôt que de rénover des bâtiments de qualité, Bondy Habitat les détruit pour les remplacer par des constructions effectuées à la va-vite avec des matériaux de piètre qualité dont le montant des loyers ne permettra pas aux anciens locataires de s'y installer.

4 127 familles sont en attente d’un logement à Bondy. Ce sont pour une part des familles déjà logées qui demandent un logement plus grand ou un déménagement.

395 attributions ont lieu par an. Autant dire qu’à ce rythme, il faut 10 ans pour voir sa demande satisfaite.

L'urgence n'est donc pas à la poursuite des destructions et de la privatisation du logement mais bien à l'exercice du droit au logement pour les familles avec des logements sociaux de qualité.

* Ces chiffres ne sont pas ceux de l'INSEE mais semblent corrects en ce qui concerne les bailleurs sociaux.

 

 

 

Par Rémi Yang

Depuis plus d’un mois, l’association Droit au logement a installé un campement en plein Paris pour exiger le relogement des 200 personnes. Des familles menacées d’expulsion ou logées dans un logement insalubre, pourtant reconnues comme prioritaires Dalo.

 

Cet après-midi, le soleil baigne le campement de l’association Droit au logement (DAL), place de la Bastille à Paris. Sur des chaises, à l’extérieur, un groupe d’adhérentes et d’adhérents se préparent à aller coller des affichettes alors que la sono crache tantôt du R&B, tantôt du reggae. Dans la tente, Passy, un militant du DAL, supervise la préparation de l’action de l’après-midi. « Le camp, on l’a installé pour les 15 ans de la loi Dalo [Droit au logement opposable]. On voulait marquer le coup. Ça fait trois semaines qu’on est là ! » Derrière lui, le sol est recouvert de tapis colorés, et du matériel de couchage est entreposé aux extrémités de la tente, qui s’allonge sur plusieurs mètres de profondeur. Une seconde zone, dans le fond du campement, abrite des tentes individuelles Quechua montées sur des palettes. « Ici, il y a des familles et des personnes isolées qui vivent dans des conditions indignes ou sous la menace d’une expulsion alors même qu’elles sont prioritaires Dalo », ajoute Passy. 200 familles en attente d’un relogement, dont l’urgence de la situation, comme celle de centaines de milliers de mal-logés, est ignorée par les deux finalistes de la campagne présidentielle.

« Il y a des familles et des personnes isolées qui vivent dans des conditions indignes ou sous la menace d’une expulsion alors même qu’elles sont prioritaires Dalo »

Depuis début mars, le DAL organise une « manifestation permanente » place de la Bastille pour réclamer leur relogement. La préfecture de police de Paris a bien essayé d’empêcher la tenue du rassemblement, mais l’arrêté produit par Didier Lallement a été retoqué au tribunal administratif. Le 7 mars, la juridiction a estimé que « l’interdiction partielle de la manifestation était disproportionnée par rapport aux impératifs de protection de l’ordre public », après avoir rappelé « que le droit de manifester était une liberté fondamentale ».

Les deux grandes tentes blanches ont été érigées près de l’accès au canal de l’Arsenal. Une cinquantaine de personnes y dorment tous les soirs, selon Passy. Toutes « auraient déjà dû être relogées en HLM mais l’État, responsable de la bonne application de la loi, et les autres réservataires de logements sociaux (maires, bailleurs HLM, dispositif du 1 % logement), sont souvent défaillants », dénonce le DAL. La loi Dalo, adoptée en mars 2007, oblige en théorie l’État à offrir un « logement décent et indépendant » à toute personne qui en est privée. Depuis son application, 209 770 demandeurs ont été relogés grâce à cette loi.

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Après avoir traité trois volets du logement social, nous voulons rappeler nos propositions dans le débat public.

Partons de l'expérience de De Lattre pour dire que tout espoir n'est pas perdu : nous avons combattu cette vente d'un terrain communal au privé (à la COGEDIM) et nous avons eu raison ! Les citoyens ne sont donc pas condamnés à toujours reculer !

Pour cela, il faut d'abord changer de démarche : respecter tous les habitants de Bondy et ne pas mépriser les quartiers populaires.

La part des Bondynois vivant dans un logement social est de 39%, c'est l'INSEE qui le dit. Mais ce sont plus de 90% qui auraient droit d'y être logés.L'objectif ne peut donc pas être de faire augmenter le privé artificiellement en changeant le plan d'urbanisme, au contraire.

Cette nouvelle politique qui prenne en compte les habitants et les besoins en logement social exige un nouvel « esprit d'entreprise » chez les bailleurs sociaux et les pouvoirs locaux, soucieux de l'intérêt public, du service public, plutôt que de faire prévaloir la notion de client sur celle d'usager.

Pour éviter que l'argent des locataires servent à financer les entreprises privées dans des conditions opaques, les bailleurs doivent se doter d'un personnel propre, qui serait ainsi fidélisé à l'entretien d'un même patrimoine. Cela évite un surcoût de 50% pour les contrats passés avec le privé. Cela implique donc de revenir à des régies pour les petits travaux, des gardiens d'immeubles remplaçants plutôt que des intérimaires et la mise en place d'un service commun d'ascensoristes qui puisse intervenir efficacement chez tous les bailleurs sociaux.

Il faut aussi un entretien réel du parc des logements HLM, en particulier investir dans l'isolation thermique des bâtiments les plus anciens.

Le budget des bailleurs sociaux doit être élaboré avec les représentants des locataires, et pas seulement leur être présenté : cela évitera de se rendre compte que leur bailleur a embauché une association de médiateurs que les locataires ne voient pas et qui leur coûte plusieurs dizaines de milliers d'euros par an, ou encore que l'entreprise privée choisie depuis des années pour le ménage est dirigée par un membre du conseil d'administration du bailleur en question, ou encore qu'une entreprise privée est choisie avec insistance par certains membres de la direction alors que son dossier est moins attractif que celui d'autres candidats.

L'enjeu majeur de la justice se pose dans l'attribution des logements, tous les bailleurs sont confrontés à cette question. La seule solution pour être juste est d'avoir des critères précis, exactement les mêmes pour tou-te-s et connus par tout le monde. Ces critères doivent être accessibles publiquement à tout moment sur internet.

La commission d'attribution doit être présidée par un membre de l'opposition municipale et les réunions doivent présenter des dossiers anonymisés.

Voici les critères que nous proposons, ils ont été élaborés dans des réunions publiques avec les habitant-e-s.

 

Incendie : Relogement immédiat exceptionnel

 

1ère catégorie de priorité

Handicap (malvoyant, chaise roulante, manque de mobilité) à 80 % et plus

Sans-abri (domiciliation administrative) /

Violence conjugale pour reloger la victime et les enfants (dans le cas d'attente d'une décision de justice) /

Situation de danger entre voisins (avérée par un rapport de police)

200 points

2ème catégorie de priorité

Logement trop petit pour des enfants : enjeu scolaire

Divorce avec des enfants

100 points

3ème catégorie de priorité

Décohabitation liée à un divorce

Relogement de locataire d’un logement insalubre

50 points

4ème catégorie de priorité

Décohabitation d’un enfant adulte

Rapprochement d’une personne âgée de ses proches

25 points

+ Attente

1 point par mois

 

 

 

La situation du pays s’est fortement détériorée ces 5 dernières années en matière de logement et de pouvoir d’achat. Face à la précarisation de notre société, la CNL s'est battue pour faire vivre le droit des locataires.

Alors que dans trois semaines nous devrons élire un nouveau Président de la République, elle a interpelé les candidat-es pour vérifier ensemble si un certain nombre des préoccupations et propositions des habitant-es étaient prises en compte dans leurs programmes et pouvaient être relayées dans la future législature.

Tous les candidats sont sollicités à l’exception de Marine Le Pen, Nicolas Dupont Aignan et Eric Zemmour dont les discours de haine sociale et raciale sont incompatibles avec les valeurs et les combats de la confédération.

La CNL vous invite aux Etats généraux de l'habitat

le lundi 21 mars de 18h à 20h30. Connectez vous!

Le 21, on se connecte comment?

 

Si vous avez un compte Facebook, allez sur la page CNL et suivre le direct.

 

Si vous n’avez pas de compte Facebook, aller  sur You tube Regards.fr

Ils seront présents.

 

Jean Marc Bourquin responsable NPA pour Philippe Poutou

Ian Brossat porte parole de Fabien Roussel

Leila Chaibi député européenne pour Jean Luc Mélenchon
Emile Meunier, élu parisienne EELV président commission logement pour Yannick Jadot
Eric Pliez, maire du 20ème pour Anne Hidalgo 
Jean Sandais, responsable LO pour Nathalie Arthaud...

 

Ont aussi été invités Emmanuel Macron ou un-e représentant-e  et Valérie Pécresse ou un représentant-e.

La folie des prix de l’immobilier n’est pas une fatalité. Plafonner les loyers, limiter les résidences secondaires, interdire la spéculation… Des solutions sont portées, de Bayonne à Berlin, par des citoyens décidés à ne plus subir.

 

Jamais les prix de l’immobilier n’ont été aussi élevés en France. Malgré la crise du Covid, l’envolée des prix à l’achat continue : +11 % pour une maison et +7,3 % pour un appartement en seulement une année. Et les loyers suivent la même trajectoire. Tout particulièrement dans les zones touristiques, où la chasse aux résidences secondaires et l’emprise d’Airbnb aggravent la pénurie de logements.

Conséquence, le nombre de sans-abri a triplé en vingt ans, alors même que 117 000 logements restent inoccupés à Paris, 36 000 à Marseille, 24 000 à Lyon. Il devient de plus en plus difficile d’acheter sans avoir soi-même hérité et l’inégalité de richesse s’accroît entre les Français qui peuvent emprunter des sommes toujours plus importantes pour devenir propriétaires et ceux qui n’en ont pas les moyens.

Face à ce fléau, les initiatives se multiplient. En Bretagne et au Pays basque, on lutte contre la mainmise du logement touristique au détriment des résidences principales. À Berlin, un référendum vient d’entériner l’expropriation des grands groupes financiers ayant fait main basse sur une partie des logements de la capitale allemande.

Cliquez sur l'image suivante pour entendre le podcast : 

https://basta.media/podcast-speculation-immobiliere-logement-airbnb

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