Plusieurs centaines de personnes ont défilé à Paris le 4 mai en mémoire de Boubacar et Fadjigui, les deux frères tués par balle par un policier le 24 avril sur le Pont-Neuf. Le mot d’ordre : le recueillement. Avant de se battre pour la vérité et la justice.

 « À jamais dans nos cœurs », « On n’oubliera pas », « Justice pour nos frères ». Place Henri Matisse, dans le 20e arrondissement de Paris, les tee-shirts blancs aux inscriptions noires sont distribués aux dizaines de personnes rassemblées en silence mercredi 4 mai. Dix jours plus tôt, dimanche 24 avril, peu après l’annonce des résultats de l’élection présidentielle, Boubacar et Fadjigui, deux frères, ont été tués sur le Pont-Neuf, dans leur voiture, par les balles d’un fusil d’assaut d’un policier.

Selon la police, ces tirs auraient suivi le refus d’un contrôle. La voiture aurait alors « foncé » vers un membre des forces de l’ordre qui se serait écarté avant que son collègue, 24 ans et encore stagiaire, ne tire dix cartouches de HK G36. Les deux frères à l’avant décèdent. Le troisième passager, à l’arrière, est grièvement blessé. Depuis, le policier a été mis en examen pour « homicide volontaire » sur le conducteur, « violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner » sur le passager avant et « violences volontaires » sur le passager arrière. La légitime défense n’a, à ce stade de l’enquête, pas été retenue.

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