C’est bon, diront certains ! La destruction de la barre Blanqui a commencé.
Pourtant, c’est le dernier épisode d’une mauvaise décision.
Les maires successifs de Bondy (Roger, Thomassin, Hervé) ont voulu casser les quartiers populaires. Ils ne sont pas les seuls, et ne font qu’obéir à l’Agence Nationale de Rénovation Urbaine.
C’est un gâchis écologique : on casse des logements fonctionnels... pour reconstruire des logements.
C’est un gâchis social : on déplace des habitants en les considérant comme des objets, sans tenir compte de leurs liens sociaux, de leurs attaches, sans respect pour la vie qu’ils ont bâtie sur place.
C’est un gâchis économique : les opérations de destruction/reconstruction sont coûteuses, notamment parce que le désamiantage exige des moyens importants. La rénovation est une solution moins coûteuse, plus écologique et respectueuse des liens sociaux qui existent dans les quartiers.
D’ailleurs, si des gens à l’extérieur des quartiers soutiennent ces destructions, les premiers intéressés mènent souvent des luttes contre ces destructions et gagnent parfois.
Précisément, dans le cas de la Barre rue Martin Luther King, 3 jours après le lancement de la démolition, les élèves du groupe scolaire Ferry/Rostand ont été victimes de la poussière au moment de la récréation et une interruption de travaux a été demandée durant cette période ! « Qui aurait pu le prédire ? », comme disent les irresponsables quand ils ont le nez dans la conséquence des décisions prises sans les intéressé.e.s !
Et les 4715 familles qui attendent un logement social et qui voient 220 logements partir en poussière ? Les familles qui habitaient sur place sont évidemment prioritaires dans le relogement mais ce sont toutes les autres familles qui devront attendre encore !
Rappelons l’idée centrale de Bondy autrement sur ces « rénovations urbaines » : « Nous pensons qu’il faut décider les projets urbains avec les habitants concernés. »
Une idée de bon sens, mais dont l’esprit démocratique est trop radical, semble-t-il, pour les décideurs d’aujourd’hui !