600 000 supporters sont attendus en France entre le 8 septembre et le 28 octobre, dans 9 grandes villes ... où la crise du logement bat son  plein.De nombreux hôtels ont fermé leurs portes aux sans-abris, parfois depuis plusieurs mois, le temps de réaliser des travaux et proposer des nuitées à plusieurs centaines d’euros, là où le SAMU social payait  la nuit 25€ par personne. Ainsi de nombreuses personnes et familles sans-logis doivent retourner à la rue ou accepter de partir en région, loin de leur emploi ou des écoles de leurs enfants. Elles payent le prix fort.C’est le cas aussi des locataires HLM de l’Ile Saint Denis, qui ont subi un incendie meurtrier et dont les hébergements prennent fin ... le 8 septembre, 1er jour de la compétition de rugby.Pourtant les supporters ne se ruent pas vers les hôtels. Il a été écrit que beaucoup iraient chez des amis ou de la famille. On a du mal à croire que ceux et celles venu.e.s de nouvelle Zélande ou d’Irlande ont de la famille ou des amis... Mais alors où sont-ils passés ?Il est évident que les supporters préfèrent festoyer dans un logement, plutôt que dans un hôtel : c’est plus facile et c'est moins coûteux ;Pourtant en cette période faste, ni Airbnb ni les autres plates-formes de locations ne donnent des information sur le nombre de logements retirés du marché locatif en cette rentrée ... feraient elles profil bas ?Beaucoup de locations à l’année, de locations étudiantes de 9 mois, seront certainement indisponibles jusqu’à fin octobre, car les bailleurs ont prolongé leur saison d’été grâce à la coupe du monde, particulièrement autour du stade de France pendant la phase finale, mais aussi dans les 8 autres métropoles.Les étudiants et autres candidats locataires à petites ressources n’ont plus qu’à patienter pour se loger, dans leur voiture, dans la rue, ou retourner vers leur famille jusqu’aux lendemains de la finale du 28 octobre, ou accepter un logement indigne.Face à l’aggravation de la crise, dont la coupe du monde est un accélérateur, E. Macron annonce une loi sur le logement dans le futur proche, qui d’ailleurs a tout lieu d’inquiéter, car la mise en œuvre de quelques mesures existantes suffiraient à répondre à l’urgence et à faire reculer le spectre de la crise :1.      Réquisition immédiate des immeubles vacants de grands propriétaires, et interdiction des locations de meublés touristiques en zone tendue ;2.      Arrêt des expulsions y compris de familles locataires HLM dont un des membres a été condamné ;3.      Baisse des loyers et des prix de l’énergie pour les ménages modestes ;4.      Financement  d’un plan massif de logements sociaux ;5.      Respect des droits et des lois protégeant les locataires, les mal-logés et les sans-logis et abrogation de la loi Kasbarian-Bergé et du décret autorisant la location de logement d’1m80 sous plafond !Un toit c’est un droit !30 SEPTEMBRE : JOURNEE DE MANIFS UNITAIRES POUR LA BAISSE DES LOYERS ET DE L’ENERGIE, PARIS : 15h  Place du Chatelet

 

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