Le Forum citoyen de l’eau a tenu une première réunion publique à Bondy le 7 novembre à Bondy.

Vincent Duguet a d’abord rappelé que c’était une bataille citoyenne de douze ans qui a permis de sortir Est-Ensemble des mains du SEDIF et de VEOLIA pour arriver à créer un nouveau service public avec la Régie.

Nous voulions déjà une autre tarification parce que l’eau est vitale, elle doit être gratuite pour boire et cuisiner. Mais l’eau ne doit pas être gâchée, elle doit donc être surtaxée pour les consommations excessives.

Jean-Claude Oliva, président de la Régie publique de l’eau d’Est-Ensemble a indiqué que le prix que l’on paie pour l’eau contient pour 32% l’eau elle-même mais pour 55% celui de l’assainissement, et enfin les taxes prélevées par l'agence de l'eau. A noter que la TVA s'applique sur l'eau (5,5%)  et sur l'assainissement (10%) alors qu’une directive européenne pourrait permettre une TVA à 0%...

Dans l’habitat collectif, le prix moyen au mètre cube est de 1,57 euro / mètre cube (plus cher que le 1,38 euro annoncé, sous prétexte que le calcul se fait sur de grosses quantités, par immeuble, par exemple).

Veolia au SEDIF a fait 21,3 millions d’euros de bénéfice en 2021.

Et en 2022, ses bénéfices sont montés à 23,1 millions d’euros !

Grâce à la création de la régie publique de l’eau à Est-Ensemble, une nouvelle tarification peut être envisagée parce que nous nous sommes libérés du SEDIF et de VEOLIA.

10 mètres cubes seront gratuits par foyer et par an : c’est la quantité estimée pour l’eau à boire et cuisiner pour 5 personnes.

Il existera sept tranches : le prix augmente jusqu’à 1,54 euro le mètre cube quand on dépasse 140 mètres cubes.

2% au maximum des recettes sont prévus pour une « allocation eau » à voir dans les CCAS pour les familles qui seraient en difficulté pour payer.

25 grosses entreprises consomment 660 000 mètres cubes par an. Nous envisageons d’aller vers un tarif plus élevé. Elles bénéficient jusqu'à présent d'un tarif dégressif, elles auront désormais un tarif progressif pour les inciter à moins consommer.

Une réflexion est engagée pour éviter d’utiliser l’eau potable quand ce n’est pas nécessaire, par exemple des collectivités locales pourraient utiliser de l’eau non potable pour nettoyer la voirie.

L’état des canalisations peut être connu, en tout cas l’âge des canalisations par ville afin de diminuer les fuites.

Parmi les questions des présents : Comment le paiement automatique va être transféré ?

D’autres présents font remarquer que sur l’habitat social, il va falloir que les locataires ou les amicales veillent à ce que la baisse potentielle des tarifs soit bien répercutée sur les locataires.

D’autres encore ajoutent que dans l’habitat collectif (par exemple avec les syndics), il y a un enjeu à faire répercuter les tarifs de la régie plutôt que d’appliquer un prix du mètre cube moyen.

Quant à la provenance de l’eau, Jean-Claude Oliva indique que l’eau vient actuellement de l’usine du SEDIF de Neuilly-sur-Marne mais l’objectif est de s’alimenter par Eaux de Paris, ce sera mieux (moins cher et provenant d’eaux souterraines), d’autant que le procédé de l’osmose inverse pour traiter l’eau rendra l’eau plus chère dans les prix du SEDIF et de VEOLIA dans les prochaines années.

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