La montée de l’extrême-droite semble inéluctable, en Europe et en France.

Pourtant, elle a déjà réussi à décevoir dans des pays comme la Pologne ou dans des villes comme Vitrolles.

La montée de l’extrême-droite est le fruit d’une déception à l’égard des autres forces politiques : les citoyen.ne.s ont été déçu.e.s par le PS de Hollande, ont constaté les échecs de la politique de Sarkozy et aujourd’hui doivent subir les conséquences de la politique de Macron. La première conséquence de ce désaveu est l’abstention, et par ricochet la montée de l’extrême-droite.

La politique dont nous avons besoin demande d’abord de défendre les piliers de notre pacte social, si attaqués : la qualité de notre système scolaire, la puissance de notre système de santé et la force des revendications sociales tant chez les salarié.e.s que les retraité.e.s. Cela demande de revivifier les associations de parents d’élèves, les syndicats, les collectifs de défense des hôpitaux, les associations citoyennes.

Mais on ne peut pas en rester à des revendications sociales quand on voit que le système politique est essoufflé, que la moitié des électeurs inscrits ne trouvent pas d’intérêt à voter. Une VIè république est nécessaire, où le peuple ne serait plus infantilisé par un président-monarque en France ou un.e maire-roi-reine dans la ville. Il faut de la démocratie directe, pas pour faire joli mais pour décider du sens que nous voulons donner à la ville et au pays.

Et ces revendications n’auraient aucun sens si on n’intervenait pas pour garder notre possibilité de vivre sur toute la Terre. De ce point de vue, l’écologie est vitale, au sens propre.

Avouons que ceux qui se présentent comme un recours contre l’extrême droite, en particulier du côté du gouvernement actuel, ont beaucoup travaillé pour légitimer son discours : en attaquant l’égalité à l’école, les services publics comme celui de la santé et en méprisant les revendications populaires sur la retraite par la répression policière. Macron en est même à insister pour faire une troisième mandat. Il a aussi voulu délégitimer les revendications écologiques en criminalisant les activistes pour la nature.

La déception est légitime, mais celles et ceux qui veulent voter pire en espérant un grand chamboulement doivent bien se dire qu’après l’explosion, il faudra reconstruire. Autant ne pas perdre de temps et construire dès maintenant.

Pour cela, les citoyen.ne.s sont indispensables : défendons nos revendications sociales, démocratiques et écologique. Ces combats sont la seule réponse valable à la question de la montée de l’extrême-droite.

Plus qu’une réelle mobilisation de l’extrême-droite, notre pays souffre d’un manque d’investissement de la part du reste de la population. Il n’est pas encore trop tard mais il est temps de se dépêcher, alors engagez-vous.